Les oiseaux migrateurs


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Le 28 février 2017

 

 

 

Les premiers cris de grues cendrées ont résonnés dans la nuit et ce matin au réveil des dizaines, des centaines d'oiseaux survolent les jardins d'Eyrignac. L'hiver semble derrière nous et le printemps arrive à grand pas avec les premiers crocus et perce-neige. Mais pas trop de hâte car les gelées matinales peuvent encore faire de nombreux dégâts. Leur vol est toujours très spectaculaire et très géométrique, en forme de V. Le cri des grues cendrées est particulier à cette espèce et ressemble à une sorte de "grou, grou" sonore. La grue est un oiseau de grande taille, un peu plus d'un mètre avec une envergure proche des deux mètres. On ne peut les confondre avec les oies plus petites. Les grues sont de couleur grise avec une bande blanche verticale le long de leur cou. Elles se nourrissent essentiellement d'insectes mais parfois aussi, lors de leur long périple, elles peuvent se poser dans des champs pour se délecter de graines, d'herbes ainsi que de vers afin de reprendre des forces. Elles parcourent des distances considérables deux fois par an, avant les grands froids et dès les beaux jours, sur presque plus de 2500 km.

Après avoir passé l'hiver en Afrique du Nord ou au sud de l'Espagne, les migrateurs remontent vers l'Europe du Nord. Je me demande toujours comment elles arrivent à s'orienter si facilement sans la moindre technologie. Loin de tout GPS, le champ magnétique de la Terre les guide et leurs permet de s'orienter. Ces vols aussi bien organisés accroissent une efficacité du point de vue aérodynamique, à l'image du peloton du Tour de France, qui doit aussi migrer et se poser dans le Périgord, cette été. Elles économisent ainsi de l'énergie et bénéficient de l'effet d'aspiration du groupe. C'est quand même fabuleux : cet oiseau sait économiser de l'énergie pour limiter ses efforts ! La tête dans les étoiles, je scrute le ciel, quelques unes sortent du groupe quelques instants, comme perdues dans le ciel, quelques cris stridents, et les voilà qui re-intègrent le vol sans toucher leurs voisines de parcours. Le trajet peut se poursuivre jusqu'au nord.

Le printemps est annoncé, les grues vont retrouver un environnement favorable à leur reproduction tout en profitant de la durée des journées et de l'alimentation plus abondante. La magie a encore opéré même si le torticoli me guette mais ce majestueux ballet en valait la peine.

 

 

 

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