L'habitat des animaux l'hiver


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Le 1 février 2017

Les jardins semblent comme figés, l'hiver est bien installé. J'écoute néanmoins les quelques sons qui retentissent dans ce paysage endormi. Je reconnais le caquètement des poules des propriétaires des jardins d'Eyrignac. En cette saison, les pontes sont moindres et rythmées avec la durée des jours. Elles ont revêtu leur épais plumage et se délectent de la nourriture enrichie en pain et pâtes trempés. L'apport d'eau est régulier et leur couche de paille est plus épaisse pour leur permettre d'emmagasiner de la chaleur la nuit.

En étant plus attentive aux petits bruits, je me rends compte que les apparences sont trompeuses et que la vie n'est pas si loin. Les mésanges ne cessent les va-et-vient permanents en quête de baies et de petites graines présentes dans les jardins. Les rouges-gorges s'évitent tous ces passages et se posent au sol proches du poulailler pour picorer les restes oubliés. Ces passereaux utilisent les petits trous dans les murets pour pouvoir passer l'hiver plus au chaud. Je descends un peu plus bas dans les allées, j'observe le sol mais point de petites crottes noires plus ou moins effilées. C'est normal, car durant l'hiver ce petit mammifère que j'affectionne particulièrement pour sa capacité à engloutir autant d'escargots, ne pointe pas son petit nez. Le hérisson, contrairement à de nombreuses idées reçues, n'hiverne pas mais hiberne. C'est à dire qu'il rentre dès que la nourriture vient à manquer, dans un sommeil profond. Il retrouve son nid douillet qu'il s'est affairé à construire dès l'automne, un mélange de petites brindilles, de buissons, de paille et d'une bonne épaisseur de feuilles. Protégé du vent et du froid, il entre en léthargie, sorte de repos bien mérité, utilisant uniquement pour se sustenter ses réserves stockées sous sa peau durant la belle saison.

Les grenouilles ont elles aussi déserté les bassins d'Eyrignac. Plus de croassement, plus d'agitation, plus de moustique. Les mâles hibernent comme le hérisson mais en s'enterrant profondément dans de la vase afin de ne pas geler. Les femelles quant à elles, rejoignent des coins humides sous des feuilles, des souches. L'hiver, en se promenant dans les forêts, il faut éviter de bouger les branches et les écorces afin de ne pas réveiller brutalement de nombreuses espèces d'amphibiens comme les salamandres. Elles aussi sont plongées dans un gros dodo protecteur en attente de jours meilleurs.

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