Les abeilles dans le Jardin


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Le 12 août 2016

Je sors un peu des sentiers autorisés à la recherche des ruches. Les jardins du Manoir d'Eyrignac ont offert le gîte et le couvert depuis quelques années à trois ruches installées d'après mes sources à quelques pas des prés fleuris. Je ne fais pas la fière car les abeilles ne sont pas trop ma tasse de thé. J'aime les observer mais plutôt à distance. Ce que j'apprécie c'est surtout mon pot de miel le matin avec mes tartines. J'arrive à dompter mon anxiété, je sens que je me rapproche, le bourdonnement de la ruche s'intensifie. Les frissons m'envahissent,

certes elles sont bien plus petites que moi, mais bien plus nombreuses et je n'ai rien à leur offrir. Je les aperçois enfin : trois ruches posées à l'orée d'un pré à deux pas du Jardin Fleuriste et du Jardin Potager, proche de la piste d'hélicoptère, prêtes à décoller elles aussi ! J'observe les allers et venues incessants des ouvrières ramenant le pollen et le nectar des fleurs sauvages butinées : coquelicot, reine des près, cosmos, achillée. Toutes sont très mellifères et permettent aux ouvrières de nourrir la reine, de s'occuper des mâles, d'entretenir la ruche, de constituer des réserves pour l'hiver de miel et de pollen. Leurs tâches sont nombreuses mais toujours bien précises, le but étant d'assurer la survie de l'essaim. Elles sont aussi chargées du nettoyage des alvéoles à la fin de l'hiver pour la ponte de la reine. Celle-ci pond du centre des alvéoles vers l'extérieur : un oeuf dans chaque trou rebouché par de la cire. Je sursaute....ouf ce n'est rien, juste le chant du coq. Je préfère remonter et revenir dans les prairies fleuries pour observer de façon plus sûre, le dur labeur des butineuses. Les ouvrières se gorgent de pollen qu'elles récupèrent la tête dans les étamines des nombreuses fleurs. Décollage imminent : les petites mayas rentrent sans encombre à demeure. Je suis toujours impressionnée par leur trajectoire aléatoire tellement leurs pattes jaunes sont lourdes. La ruche doit être bien pleine : hummm ! J'ai hâte de goûter au fruit de leur travail : un petit pot de miel et l'énergie revient ! Mais à part un scaphandre pour être protégée en totalité, je suis incapable de venir aider l'apiculteur au Manoir ni ailleurs d'ailleurs. Rien qu'à l'aider à ouvrir la ruche, je tremble. Enfumage, extraction, centrifugation, filtrage, maturation : ça se mérite le miel !

http://www.eyrignac.com/fr/informations-pratiques/ma-visite/video-eyrignac.html

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