Les annuelles du Jardin

Les annuelles

Écrit par

Le 7 juin 2016


Comme chaque année, elles reviennent nos annuelles pour votre ravissement dès votre arrivée à Eyrignac.
Mais au fait, c'est quoi des annuelles ? Bien tout simplement des plantes que l'on renouvelle dès les beaux jours; elles ne durent qu'une saison mais nous enchantent par leur floraison du printemps jusqu'aux premiers frimas de l'hiver. Les premières plantes présentes sont

les surfinias, blanches évidemment, qui ont investi les magnifiques vases marbrés d'Anduze. Le surfinia est fragile et peut parfois être capricieux. Si, si ça arrive même chez les plantes !!! Il craint principalement l'excès d'eau et le manque d'eau; c'est paradoxal mais j'y viens ; des orages ou des pluies trop nombreux hachent ses fleurs blanches si fragiles et le manque d'arrosage a des conséquences sur la plante radicale : flétrissement et jaunissement. Mais grâce à nos jardiniers, ils s'épanouissent durant toute la saison : les fleurs fanées sont ôtées régulièrement et les arrosages sont minutieux, le matin ou le soir pour ne pas les brûler. Les cléomes blancs ont eux aussi retrouvé leur place, très présents dans le Jardin Blanc. Petite astuce : nos jardiniers experts la pratiquent : ils coupent la tête des cléomes en les plantant. J'ai trouvé ça cruel mais j'ai vite compris que cette action permettait un développement racinaire et foliaire plus important pour que dans quelques semaines, le port floral soit plus vigoureux. Intéressant non ! Les cléomes sont des annuelles assez hautes, que l'on distingue facilement parmi les autres fleurs ; leurs fleurs sont toutes légères, parfumées mais attention quand même de ne pas s'approcher trop près car de petites épines nous guettent !!! Une autre jolie fleur, plantée quant à elle plutôt à mi-ombre, mais tolèrant le soleil, est l'impatience de Nouvelle Guinée, blanche avec ses feuilles vert foncé. Pour ces trois annuelles, les graines ont été semées il y a déjà quelques mois et bichonnées en serre dans l'attente de températures plus propices. Une attention particulière est portée lors du choix des horticulteurs locaux, de Dordogne, tout simplement pour que les graines, plantules et plantes soient déjà acclimatées aux variations de la région. Les graines, selon l'espèce, mettent quelques semaines à germer. Le climat tempéré de la Dordogne leur permet en quelques mois de rejoindre la pleine terre. Les surfinias, cléomes et impatiences trouveront leur place à côté des dalhias, non plus fleurs annuelles, mais plantes à bulbes. Annuelles, bulbeuses, rhizomes, bi-annuelles, vivaces... toutes ces fleurs font l'harmonie des Jardins d'Eyrignac.

Cultures associées ou compagnogage

Potager en cultures associées

Écrit par

Le 28 mai 2016


Sud-Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Les cultures associées consistent à cultiver plusieurs espèces végétales ou variétés sur une même planche de culture en même temps.
Voyons les intérêts multiples pour votre potager qui contribueront ainsi à concilier esthétisme et bonne production!

LA FERTILISATION AZOTEE (ex : Mais – haricots)
En semant haricots (légumineuse) et maïs, le haricot, grâce aux nodules d'azote fixés à ses racines, fournit de l'azote tandis que le maïs, lui, sert de tuteur et permet donc un meilleur rendement.
Même chose pour les pois, les fèves. Après leur production, veillez à laisser dans le sol leurs racines qui, en se décomposant, libéreront leur azote, bénéfiques aux cultures futures...

LA LUTTE CONTRE LES RAVAGEURS (ex : Capucine – haricots)
La capucine semée au milieu des haricots attire sur elle tous les pucerons et permet ainsi au haricot de s'épanouir pleinement. A contrario, exemple des alliacées plantés avec des carottes : ceux-ci éloignent la

mouche de la carotte pendant que celle-ci a une action répulsive sur la teigne du poireau
Pareil pour l'euphorbe qui éloignera la taupe....les exemples sont multiples. A noter, les plantes aromatiques ont toutes une action repoussante sur les nuisibles du jardin.

LA LUTTE CONTRE LES MALADIES
Certaines plantes associées à d'autres, du fait des substances chimiques exécrées par leurs racines, apportent à ces dernières une aide non négligeable pour lutter contre leurs maladies.

LA LUTTE CONTRE LES ADVENTICES (ex : courges et mouron des oiseaux, oxalis, etc...)
Les cucurbitacées ayant une forte capacité à couvrir et ombrer le sol, ils réduisent ainsi considérablement la prolifération des adventices ou mauvaises herbes.
Idem pour le sarrasin (excellent « engrais vert ») qui, en croissant, étouffe bon nombre d'adventices mais qui en outre, fauché et incorporé dans le sol, constitue un excellent engrais naturel pour les cultures futures....

Le principal intérêt de pratiquer cette forme de cultures associées est surtout d'obtenir des légumes sains et de réaliser un meilleur rendement, une meilleure productivité.
Ce mode de culture apparaît également, et c'est loin d'être négligeable, comme une excellente alternative à l'emploi de pesticides, herbicides ou autres engrais chimiques, néfastes à plus ou moins long terme pour la nature et in fine à l'homme!
Enfin, il ne faut surtout pas oublier que si beaucoup de plantes peuvent être bénéfiques les unes envers les autres, le contraire est aussi vrai. Certaines ne s'apprécient vraiment pas !
Essayez donc de faire pousser des salades à coté du persil, vous nous raconterez le résultat...

Exemple de culture associée : Eyrignac et ses Jardins

Les couleurs du jardin

Rendez-vous jardins 2016

Écrit par

Le 23 mai 2016


Venez faire un tour aux jardins les 3, 4 et 5 juin.

Venez découvrir ses couleurs pour la 14ème édition des Rendez-vous aux jardins.

A Eyrignac, trois couleurs sont omniprésentes ponctuées par des touches subtiles aux détours des coins et recoins . Dès mon arrivée, j'entre dans le monde végétal : le vert et sa palette de dégradés sont là pour m'accueillir. Vert pâle, vert foncé, vert anis, vert gris, vert bouteille, vert émeraude, vert bleuté, vert gazon, vert pomme, vert d'eau, vert lichen, vert mélèze, vert kaki.....Il est partout, il nous apaise, nous relaxe et nous réveille grâce à ses nombreuses nuances présentes dans l'ensemble du jardin. Les topiaires en sont un bel exemple : vert anis avec les jeunes pousses printanières des buis qui semblent si fragiles et pourtant bien présentes.

La taille des buis par les jardiniers en mai, leur redonnera leur couleur habituelle de vert bouteille. La taille s'opère aussi pour les lierres. Le vert clair de leurs jeunes pousses subit le « clic-clic » des cisailles habiles et laissent apparaître le vert foncé et panaché des feuilles plus anciennes. Je passe des pelouses vert gazon aux allées qui m'amènent jusqu'au manoir, la deuxième couleur des jardins : l'ocre. Si lumineux, si éblouissant... et tellement chaleureux ! Le calcaire s'intègre parfaitement avec les différents verts du jardin. L'unité est parfaite, à se demander qui était là en premier : le vert ou l'ocre. La troisième couleur, le blanc, symbolique de nombreux espaces dans le jardin. L'équilibre est atteint, sérénité et bien-être m'envahissent, bercée par un vent léger et par le chant mélodieux d'une mésange. Blanc si pur avec les premières roses, les impatiens, les surfinias qui rejoignent les cléomes grâce aux jardiniers, qui manient les potées avec délicatesse. Et tout d'un coup : Le rouge surgit : arches et bancs illuminent cet ensemble. Les premiers coquelicots sont là ! Explosion d'orange avec les escholtzias. Le rouge pourpre des dernières salades romaines. Le rose des œillets et lupins. Ma tête tourne à la recherche de nouvelles couleurs. ! C'est le bouquet final : des centaines de roses. Les trois couleurs sont réunies : le blanc léger de ses petites roses « Banks » si délicates, leur feuillage vert clair et son support, un mur ocre des pierres locales du Périgord noir.

Alors n'hésitez plus, venez aux Rendez-vous aux jardins, découvrir cette palette de couleurs.

Lierre et autres grimpantes

Lierre à Eyrignac

Écrit par

Le 14 mai 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Ici, dans notre beau pays d'Eyrignac, Lierre rime avec vieilles pierres.
Il couvre bon nombre des bâtiments d'époque, protégeant murs séculaires et mettant ainsi en valeur la pierre dorée du Périgord. Contraste des couleurs, camaïeu de verts sur l'ocre de la pierre. La rencontre minéral -végétal prend tout son sens.

Pourtant, quoi de plus banal et courant que le Lierre ? Plante de nos sous-bois poussant avec trois fois rien, parfois même envahissante, et qui, du coup, à Eyrignac, a su trouver ses maîtres, qui vont la tailler, la dompter, la diriger. La sortir de l'ombre des grands arbres pour la mettre en valeur sur des murs, chaines en fer ou jolis murets.
Le lierre s'accroche à la paroi avec ses crampons, s'enracinant même dans

les joints de terre et de sable, grimpant toujours plus haut. Il peut fragiliser un édifice ou bien, à contrario, le protéger en bloquant ses pierres instables.

Dans nos jardins, d'autres grimpantes nous font l'honneur de leur présence :
Le faux Jasmin ou Jasmin étoilé à la floraison abondante, au parfum enivrant.Taille lierre Manoir
Les Rosiers grimpants « remontant » ou « non-remontant » ; le Rosier Liane pouvant pousser de sept mètres par an ; le Rosier grimpant de Lady Banks, Rosa 'Banksiae', « inerme », sans épine.
La Clématite utilisée pour son exceptionnelle floraison, à associer avec d'autres plantes.
La Vigne contre un mur plein sud nous donnant des grappes de raisin gorgées de sucre et de soleil.
La Mûre géante qui produit des fruits énormes et délicieux, ...
Pour certaines, il faudra leur confectionner un support pour les « palisser ».

Leur rôle dans le jardin est de mettre en valeur leur support, de se hisser vers le ciel pour mieux être vue et nous émerveiller par leurs feuillages, leurs formes, leurs fleurs, leurs fruits voire leurs parfums.
Mais pour bien grimper, de bons outils sont nécessaires : Crampons (Lierre), vrilles (Pois de senteur), ventouses (Vigne vierge). Et aussi des tiges volubiles (Glycine) qui s'enroulent autour de leur support et qui seront « dextrorses » si elles vont vers la droite ou « sinistrorses » vers la gauche. Un peu de science... on appelle cela le mouvement de circumnutation !

Parmi les plus célèbres : Jasmin d'hiver, Chèvrefeuille, Glycine, Hortensia grimpant, Bignone, Passiflore, Kiwi, Akebia, Pois de senteur, Houblon, Ipomée, ...
Et aussi les « sauvages » et pas forcément « mauvaises » comme le Liseron, la Bryone, Le Gaillet gratteron, ...
Ou même des Cucurbitacées comme le Cornichon, la Christophine ou « chouchou », et même le Melon, le Potiron ou la Pastèque !!
De quoi défier les lois de l'apesanteur !

A nous les orchidées....

Orchidées

Écrit par

Le 3 mai 2016


J'espère que vous avez toutes et tous bloqué les dates suivantes sur vos agendas : du 6 au  8 mai pour la dixième édition des journées des Orchidées célébrées à Eyrignac et ses Jardins.

A cette occasion, il sera question d'orchidées cultivées, la star des fleurs achetées et offertes lors de nombreux événements. Il existe aussi d'autres espèces d'orchidées moins connues mais tout aussi intéressantes : les orchidées sauvages.

La nature se réveille...

La nature à Eyrignac

Écrit par

Le 3 mai 2016


Comme chaque année, on est tous impatients à l'idée du retour du printemps. Les jours rallongent, la nature reprend son activité : les fleurs arrivent avec les premiers rayons du soleil. C'est le cas aux Jardins du Manoir d'Eyrignac et voici quelques petites découvertes florales en ce mois de mars. Après avoir bravé les intempéries, je décide d'aller arpenter les allées : grandes, petites, exposées ou cachées, à la quête de jolies découvertes.

En descendant la majestueuse allée des charmes, je bifurque sur la droite en direction de l'allée de la Pagode Chinoise. Là, je me dis que dans ce sous-bois un peu moussu, j'ai toutes mes chances pour de belles rencontres. Une fenêtre dans l'allée des buis me permet d'entrevoir un parterre de fleurettes d'un doux bleu indigo. Des dizaines de scilles à deux fleurs : espèce assez rare; Liliacées adeptes des sols calcaires, riches en humus et humides. Elle a trouvé son espace et le colonise dès le mois de mars pour offrir cette très légère grappe florale bleutée jusqu'en avril. Dans la même zone, d'un jaune scintillant, on pourrait croire à une renoncule tête d'or mais non, c'est plutôt une caltha des marais. Issue de la même famille renonculacées, elle préfère les lieux humides où elle s'épanouit parfois un peu trop. A bien y regarder, ses feuilles sont très rondes, finement crénélées et ses fleurs illuminent l'espace avec un jaune puissant.
Je continue ma balade avec les premières jonquilles, trônant fièrement dans des compositions entourées par des haies de charmes. Le vent balance leurs longues tiges, les fleurs jaune d'or plutôt légeres résistent.
Je poursuis ma progression avec des milliers de muscaris en grappe dans le Jardin Fleuriste de Capucine Sermadiras, la propriètaire. Là, ces muscaris à grappe d'un bleu soutenu ont été plantés. Ils font la gourmandise des rongeurs qui se délectent durant l'hiver de leurs bulbes.
J'arrive dans un espace que j'aime tout particulièrement pour ses festivités estivales : les pique-niques blancs où le blanc est déjà présent. Les jacinthes sont sorties : blanches évidemment, odorantes mais pas enivrantes.
Tout au long de mon parcours, j'ai croisé de toutes petites fleurs blanches et rose pastel, très légères. On les oublie souvent. Tellement communes.....Les pâquerettes. Et bien je voulais les mettre en avant ce printemps à travers une petite recette très simple : tarte fine aux pommes (extrait du cahier de recettes du Manoir d'Eyrignac de Capucine Sermadiras De Pouzols De Lile ) et pâquerettes fraiches. Allez à vos ciseaux. Cueillir une vingtaine de boutons de paquerettes dans une endroit non traité, à déposer en fin de cuisson...Le printemps s'installe vraiment...

Tailles des haies géométriques

Taille des buis en Dordogne

Écrit par

Le 30 avril 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Par où commencer pour tailler ma haie ? Elle ne sera jamais droite !... voici quelques recommandations d'usage.
Buis, Ifs, Charmes, ...vous avez le choix pour créer toutes sortes de formes et volumes.
Réussir en sculptant le végétal au summum de la technique : maitriser «l'Art Topiaire».
Il faut pour cela bien connaître la plante sur laquelle intervenir. Son port et sa façon de pousser, son type de feuillage, sa vitesse de croissance...
La fréquence de la taille varie selon l'espèce utilisée : 4 à 5 fois pour le charme contre 1 à 2 fois pour le Buis et l'If.
Mais chaque chose en son temps...commençons par

une haie géométrique classique, de type parallélépipède.
A Eyrignac, toutes les tailles sont réalisées à la cisaille à main, garantissant une coupe parfaite, évitant ainsi des blessures qui cicatriseront mal, sources d'infection. Dans le respect des règles de l'art.
Evitez, au moins pour la première fois, de la tailler à l'œil. Prenez piquets et cordeaux pour matérialiser la ligne à suivre.
Cordeau tendu que vous suivrez horizontalement avec votre cisaille et sur lequel vous ferez pendre un fil à plomb qui vous guidera verticalement, ce dernier coulissant sur le cordeau horizontal.
Si la haie est large, vous pouvez renouveler l'opération de l'autre côté.
Pensez à faire des portes, des fenêtres, des créneaux qui donneront du cachet à une haie simple.
Affutez vos cisailles, vous forcerez moins. Nettoyez régulièrement vos lames avec de l'eau et un tampon abrasif, la coupe sera plus nette. N'oubliez pas la petite goutte d'huile, sur l'axe.
Des cisailles à main, à long manche, peuvent être utiles...plus de force grâce à l'effet « levier ».
Pour la taille en hauteur, escabeau, échelle, échafaudage, nacelle sont indispensables.
Le rythme doit être régulier, ceci au cas où vous devriez tailler plusieurs heures.
A Eyrignac, la taille commence en avril pour se terminer en octobre. A une moyenne de 100 coups de cisaille à la minute, vous l'aurez compris...savoir tailler devient un art.
Enfin, le geste : petit feuillage, geste rapide (ex. Buis). Au contraire, grandes feuilles, geste plus lent (Charmes, laurières...). Toujours le poignet souple et les cisailles bien en main.
Sachez qu'une haie doit être formée dès sa plantation et que de cette bonne pratique dépendra sa qualité. Patience car cela prendra plusieurs années.
Quelques décennies plus tard, la taille de reformation redonnera à la haie ses dimensions ou proportions d'origine. Elle est généralement faite au sécateur, en revenant sur du vieux bois.
Amis jardiniers, à vos cisailles ! ...

Les légumes printaniers ou primeurs

Potager Dordogne

Écrit par

Le 16 avril 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Après le repos végétatif hivernal, il est temps de profiter des délicieux premiers légumes que l'on appelle «printaniers» ou «primeur».
Pour activer et stimuler leur croissance, il apparaît indispensable de pratiquer ce que l'on appelle la culture sous abri. Elle peut s'effectuer sous de multiples formes : châssis à semis, utilisation de cloches, de tunnels de forçage, etc... Ils constitueront un abri non négligeable en cas de coups de froid ou de gel intempestifs. Ils augmenteront surtout la croissance et apporteront la chaleur bienfaisante des premiers rayons de soleil...
Une petite astuce : pour contrer ce froid ambiant, on peut également effectuer des cultures sur «butte ou couche chaude». Cette technique peu onéreuse permet des cultures précoces, ceci grâce à la chaleur résultant de la fermentation de fumier frais.
Mais quels sont ces délicieux «primeurs» ?


La pomme de terre «grenaille» :
Ce n'est pas une variété mais elle désigne des pommes de terre récoltées précocement, avant maturité (généralement 90 jours) et donc de calibre moins important (- de 35 mm). Les meilleures variétés pour ce type de culture sont celles à chair ferme et fondante («Charlotte», «Belle de Fontenay», «Amandine», «Bonotte de Noirmoutier», etc...). Plantées à la chandeleur sous abri, elles se récoltent vers le 1er mai.
Attention ! De conservation très fragile, elles se consomment sans tarder le jour qui suit MAIS leur teneur en vitamine C est supérieure à celle de variétés de conservation.
Les carottes, radis et salades primeurs :
Dès février, les carottes peuvent être semées entre les rangs d'alliacées plantés durant l'automne précédent (principe des cultures associées et de leur interaction bénéfique)
Astuce : En mélangeant graines de carottes et de radis ou salades et radis, ceux-ci croissant plus vite, au moment de les récolter, ils nous évitent ainsi l'éclaircissage fastidieux mais nécessaire à la culture des carottes.
Attention ! Les premières salades consommées au printemps sont en fait des «salades d'hiver»
(« Rougette de Montpellier », « Brune ou blonde d'hiver », « Grosse blonde paresseuse »,etc...) et se sèment donc dès l'automne précédent...
Les petits pois :
Pour cette culture précoce (à partir de février), il faut utiliser ce que l'on appelle «les pois nains» et privilégier les variétés à grains ridés (« Merveille de Kelvedon » quel joli nom !, «Téléphone», «Centurion») qui elles, ne craignent pas les gelées printanières à la différence de celles à grains ronds.
Et nous penserons bien sûr à vous à la récolte et au bonheur que vous aurez de déguster une poêlée de légumes primeurs juste cuits au beurre...

Pour découvrir le Jardin Potager d'Eyrignac

Entretien des gazons au Printemps

Découpe et entretien gazons

Écrit par

Le 2 avril 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Nos gazons sont l'écrin d'Eyrignac et pour cela, pas de miracle mais un secret !...

Rien de plus primordial dans un jardin que de beaux gazons pour le mettre en valeur et sublimer ce qu'il est. Pour autant, tout se mérite et voici quelques recommandations qui devraient contribuer à sa réussite.

Profitant de l'accalmie hivernale, nous faisons analyser le sol d'Eyrignac (environ tous les cinq ans), car pas de beau gazon sans connaître son terrain. Sableux ou argileux, sec ou humide, calcaire ou acide ?... Les résultats obtenus nous permettent de mieux le soigner. C'est un être vivant qui grouille de vie (vers, champignons, insectes, bactéries...).
Le travail peut alors commencer :
Décompactage des zones tassées à la fourche bêche ou à la « grelinette », sur 25 cm. Apport, selon les besoins, de matière organique, sable siliceux ou argile et rajout de quelques graines sur les zones dégarnies.
La scarification est plutôt à

éviter au printemps, à cause du risque de levée des « herbes sauvages ».
Première tonte vers fin Mars. Une fois cette reprise engagée, c'est parti pour l'année et à Eyrignac, c'est plus de trente tontes par an soit une fois par semaine. Tondez plutôt haut que trop bas. On peut rouler avant ou après ce qui permettra à la pelouse de « taller », de se densifier.Découpe ds gazons en Dordogne
« Mulching » interdit. Toutes nos tontes sont systématiquement ramassées et compostées, durant trois années, produisant un excellent terreau, bénéfique au jardin.
Le gazon doit être propre, exempt d'adventices, mais que ça ne devienne pas une psychose ! Si l'emploi d'un désherbant sélectif peut-être nécessaire au début, des traitements ponctuels et réguliers suffiront dans le temps. Le travail manuel est aussi très efficace s'il est fait un peu chaque jour ! Sachez être tolérant si quelques « indésirables » ont réussi à s'installer. Surtout, ne vous laissez pas déborder.
De belles bordures sont indispensables, elles feront la différence en saison. Nous les coupons à la bêche en Mars puis au ciseau tous les mois. Heureusement, il n'y en a que sept kilomètres !...
Le gazon est gourmand et les analyses permettront de définir ses besoins nutritifs. Nous utilisons les fertilisants avec parcimonie et privilégions les engrais organiques biologiques.
Pour l'arrosage il doit être régulier, le soir. Sol frais mais pas détrempé. Si tout est automatisé, c'est encore mieux ... à Eyrignac, cela nous laisse du temps pour les découpes de bordures.

Ah oui, j'oubliais le « secret » : Passion, Patience, Persévérance, Excellence et Régularité...
Bon courage.

Les Buis

Buis en danger

Écrit par

Le 26 mars 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Les Buis sont en danger !
Nous sommes face à une situation préoccupante. En Europe, des plus grands châteaux aux plus petits jardins, nos Buis sont atteints par deux champignons et une chenille.
Plante emblématique de nos espaces verts et de nos bois, elle a accompagné des générations de jardiniers. Sa résistance et sa longévité ont fait sa réputation. Elle était devenue incontournable...demandez à André Le Nôtre ! Mais il se pourrait que tout cela ait une fin.
Noms scientifiques du fléau : Cylindrocladium buxicola et Volutella buxi, les champignons, d'une part, et Cydalima perspectalis, « la Pyrale », une chenille vorace, d'autre part.
Arrivés il y a à peine dix ans de pays lointains, profitant du développement du commerce mondial et du génie humain. Trouvant, chez nous, les conditions d'un développement optimum, sans aucun prédateur naturel !
Les deux champignons pénètrent par le feuillage et le détruisent. La chenille dévore. Les trois font dépérir le végétal et, de croissance lente, il peinera à s'en remettre...
A l'heure actuelle, la prise de conscience est

générale et chacun tente, tardivement et à sa façon, de trouver des parades : produits chimiques, Bio, recettes de grand-mère, « produit miracle », etc...
Parfois, les Buis sont supprimés et remplacés par de pâles copies.
A Eyrignac, nous avons décidé de rester optimistes et de lutter autant que faire se peut, en gardant nos buis, et en mettant en œuvre les meilleures solutions :
Contre les champignons, un sol sain et bien drainé, une nourriture organique, pas d'engrais azoté, pas d'eau sur le feuillage, pas trop serrés, une taille sévère pour les cas les plus graves, des outils désinfectés, pas d'achats d'importation « pas cher », des traitements préventifs, raisonnés, si possibles biologiques.
Contre la Pyrale, en traitement biologique, le Bacillus thuringiensis (BTk) est utilisé, mais son efficacité est courte et il faut l'utiliser au bon moment, d'où l'importance du piégeage des papillons (qui pondent les chenilles), vous optimiserez vos traitements. Il n'y a pas de traitement préventif. Il existe quelques produits chimiques...
Le retour à des méthodes simples et traditionnelles est conseillé.
Profitons-en pour nous remettre en question, apprendre de nos erreurs, modifier nos habitudes, prendre conscience de l'importance de la Nature et du respect que nous lui devons.

Pour cela, nous avons décidé de poursuivre l'exemple de Vaux le Vicomte en 2015, au travers d'une rencontre pour la sauvegarde de notre patrimoine végétal le samedi 2 Avril 2016 de 9h à 17h lors de la « Journée du Buis à Eyrignac ». Des intervenants professionnels et spécialistes du buis partageront leur expérience. Nous vous y attendons pour en parler ensemble !
+ d'informations ici

MAJ : Suite à cette rencontre du 2 avril et aux nombreuses demandes, un compte rendu d'une dizaine de pages est disponible à la vente sur notre boutique en ligne

Des Fleurs estivales de Mai aux gelées

Jardin Fleuriste en Dordogne

Écrit par

Le 19 mars 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Ces plantations saisonnières de Printemps ayant lieu après les Saints de Glace (11, 12 et 13 mai), vous pouvez penser qu'il est un peu tôt pour les prévoir... et bien pas du tout, un massif de fleurs ne s'improvise pas. Jardiner c'est anticiper.
Si vous désirez semer vos fleurs, il va falloir, pour certaines, s'y prendre dès maintenant sous abri, ou, pour d'autres, semer en place en avril-mai. Si comme nous, vous les prenez en pot, vous gagnerez du temps, cependant, dans les deux cas, que planter ? Combien ? Comment ? A Eyrignac, nos « états de plantation » et nos commandes sont réalisées dès novembre.
La décoration florale est un art, comme la peinture, le jardin est

sa toile et les fleurs sont ses couleurs. Véritable esquisse, le plan s'avère judicieux et la période de repos propice à sa conception.
Il faut prendre en compte la hauteur, la couleur, les distances de plantation, les contrastes, les densités, les feuillages et aussi le sol, l'exposition, ...
Ce choix fait, vous pouvez chausser les bottes ! Retirez les fleurs plantées à l'automne et préparez votre terrain : bêchage, griffage et ratissage. Amendez le sol avec de la matière organique...Au dépotage, les mottes doivent être humides, racinées. Mettez toutes vos fleurs en place sur le sol, tracées comme sur votre plan. Si cela vous convient, vous pouvez alors les planter, à la « houlette », en les enterrant au niveau du collet. Puis avec les 2 mains, pas trop fort, tassez la terre autour de la motte, c'est le « bornage ». Faites de petites « cuvettes » à chaque plante et arrosez pour que la terre colle bien aux racines, c'est le »plombage ». Pour les plantes les plus hautes, tuteurez. « Pincez » vos fleurs pour qu'elles se ramifient plus.
Si une bonne plantation est obligatoire, l'entretien est sans doute aussi important. N'arrosez pas trop. Une plante qui a un peu soif fleurira plus. Sarclez souvent votre sol, vous aurez moins de mauvaises herbes et votre terre respirera. Le paillage est recommandé. Supprimez les fleurs fanées. Surveillez les limaces, les rongeurs.
Enfin, fortifiez vos fleurs avec des purins ou des biostimulants et protégez-les des prédateurs avec, par exemple, des coccinelles (françaises si possible), des pièges à phéromones...
Laissez faire ensuite Dame Nature et vous pourrez alors profiter de votre œuvre pendant près de 5 mois.
Mais surtout, faites-vous plaisir...c'est la règle d'or !

La Taille Arbustive

Taille arbustes

Écrit par

Le 5 mars 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

Question si souvent abordée par les visiteurs d’Eyrignac : « Quand dois-je tailler, comment, où ?» Le geste semble compliqué et irréversible. Pourtant, avec quelques explications et règles de base, la taille deviendra vite un plaisir.
Elle joue un rôle crucial dans le développement, l’équilibre et la floraison des arbustes. Une véritable cure de jouvence ! Elle va supprimer des parties aériennes mais pas souterraines. Les racines fourniront la même quantité de sève dans les branches restantes, d’où un regain de vigueur.
Elle va redonner de l’espace entre les arbustes. Il vaut donc mieux trop tailler que pas assez !
Les catégories d’arbustes sont les caducs et les persistants, classés ensuite par rapport à leur floraison :

  • Caducs à floraison printanière : Taille après la floraison (Forsythia, Groseillier à fleurs, …)
  • Caducs à floraison estivale : taille en fin d’hiver puis après la floraison pour nettoyer et rééquilibrer la plante (Hibiscus, Lagerstroemia, …)
  • Caducs à floraison hivernale : En fin d’hiver après la floraison (Jasmin, Chèvrefeuille, …)
  • Persistants : Après la floraison si abondante, sinon, fin d’hiver pour une taille plus sévère, en début d’été pour nettoyer, rééquilibrer et supprimer les tiges trop vigoureuses ou en automne pour une taille légère. (Laurier tin, Eleagnus, Photinia, …)

A forme différente, taille différente :
Si les branches partent du sol, on coupera vers la base (Noisetier, Forsythia, …)
Si elles sont sur une charpente, on la conservera et structurera (Lagerstroemia, Hibiscus, …)
Attention, certains arbustes n’aiment pas être taillés sauf pour les fleurs fanées (Rhododendrons, Azalées, Camélias, …)
Passons à la pratique : la taille arbustive se fait généralement au sécateur (à main, de force, …), bien affûté, propre voire désinfecté.
Les branches trop vieilles ou en surnombre à l’intérieur, le bois mort, les pousses chétives sont à supprimer.
Le secret d’une bonne taille c’est aérer la plante, lui apporter de la lumière, rééquilibrer parties aériennes et souterraines.
Il faut que la lame, qui tranche, soit du côté de ce qui reste et pas du côté de ce qui tombe, évitant ainsi d’écraser les cellules, source d’infection. Ne pas faire de coupe horizontale qui garde l’humidité et augmente le risque de pourriture. Ne pas tailler en période de gel. Et toujours tailler au-dessus d’un œil (bourgeon) dirigé vers l’extérieur.

Vaste sujet que la taille. On pourrait parler des rosiers, des fruitiers, des grimpantes, des Niwakis (taille en nuages), de rajeunissement ou recépage, de reformation, de taille à la cisaille et bien sûr des topiaires. Dans de futurs articles, à suivre…

Cours et démonstration de taille par les Jardiniers d'Eyrignac

Plan de culture du Potager

Le Potager

Écrit par

Le 21 février 2016


Sud-Ouest Le MagPublié dans Sud-Ouest Le Mag

En cette période hivernale où l’activité au jardin est moindre, réaliser un plan de culture pour la saison à venir présente de multiples avantages.

Certains légumes ne se cultivent pas aux mêmes endroits deux années de suite ; En outre, certains plus exigeants, gourmands que d'autres doivent changer de place afin de ne pas épuiser les éléments nutritifs du sol.  Cette rotation logique constitue un moyen simple, efficace et écologique de lutter contre les maladies cryptogamiques.

Un calendrier de plantation permet de réaliser plusieurs récoltes sur une année de production. Astuce : après une culture de fabacées telles que petits pois ou haricots par exemple, on laisse les racines contenant nodules d'azote dans le sol, celles ci constituant un apport d'engrais aux cultures futures.

Pensez à prévoir une planche de culture semée d'engrais verts (phacélie, moutarde, etc... ) qui, une fois fauchés, seront incorporés au sol et apporteront un amendement naturel.

Jouez sur l'association de légumes et leurs interactions : cette combinaison améliore le rendement de façon notable, évite les maladies et éloigne les parasites (technique du compagnonnage).  A contrario, faire ce plan permet aussi d’éviter de mettre l'une à côté de l'autre des plantes qui se gênent pour croître … ne jamais planter de salades à côté du persil.

Organisez l'espace. Chaque culture demande une superficie spécifique. Établir un plan de culture permet de faire les choix adéquats et judicieux.  Réfléchissez en termes d'occupation de l'espace en longueur, largeur et même hauteur ! Mettre en place des structures de type tipis sur lesquelles grimperont haricots verts, pois, concombres présente multiples avantages : un gros gain de place, fini les fruits sales et moins de risque de maladies liées à l’humidité du sol … autre support intéressant : les haricots à rames plantés aux pieds des maïs qui leur servent de support.

Essayer le plan de culture c’est donc l’adopter. A vos crayons, petit résumé !

C’est un excellent moyen de rentabiliser l’espace, une utilisation efficace des planches de culture au maximum de leur capacité mais aussi et surtout un raisonnement écologique quant à la gestion de la terre sur laquelle le jardinier travaille. Il est ainsi attentif à son épuisement, à la qualité de la production possible et enfin, cela n'est pas négligeable, à un meilleur rendement. De belles récoltes en perspective pour le potager cette année. Cher jardinier, nous viendrons goûter…

Nettoyage d'hiver

Les Jardins en hiver

Écrit par

Le 6 février 2016


Sud-Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

DANS MON JARDIN….D’HIVER                                                                                               

La belle saison terminée, l’hiver est propice au grand nettoyage du jardin. La végétation se repose et il est alors temps d’entreprendre un « travail de fond ». Nettoyer, tailler, gratter, désherber, ranger,…autant de taches effectuées pour gagner du temps et démarrer sereinement au printemps.

Dès le début de leur chute, les feuilles mortes sont régulièrement ramassées et récupérées pour faire du compost. Les haies et massifs sont nettoyés à fond : feuilles mortes, lierres et mauvaises herbes doivent être retirés puis le sol sarclé. Pailler ensuite le sol ou utiliser un anti germinatif permet de le maintenir propre tout l’hiver.  

Au sécateur, aérez les haies, de buis par exemple, pour éviter l’excès d’humidité dans le feuillage, favorable à l’apparition de champignons comme le Cylindrocladium.

Les fleurs fanées des vivaces, des rosiers sont supprimées.
Chaque tronc d’arbres est débarrassé du lierre.
Une taille de nettoyage s’impose sur les arbres et arbustes.
Les coupes récupérées et broyées constitueront un formidable paillage au pied des massifs.
La chasse est aussi faite aux mousses et lichens. Ils doivent être grattés et supprimés dans les haies, sur les arbustes ou les fruitiers.
Ne pas oublier d’entretenir les sous-bois ! Le bois mort est retiré et broyé, les arbres nettoyés et remontés.
Les bordures engazonnées sont désherbées en attendant la découpe annuelle en février- mars.
Les allées gravillonnées sont surfacées ou complètement rénovées. Les dallages sont traités contre la mousse et brossés.
Les bassins sont vidés, nettoyés et rincés sans oublier la tuyauterie purgée pour éviter toute mauvaise surprise.
Le matériel à moteur est systématiquement révisé, ce qui réduira considérablement aussi les problèmes aux beaux jours.
Dans l’atelier, tout le petit matériel est rangé et nettoyé. Les outils de coupe tels que cisailles, sécateurs, sont affutés, graissés  et désinfectés. Les outils métalliques sont brossés et huilés.
Tout doit être en ordre de bataille pour la saison !

Et touche finale pour le mobilier de jardin qui est nettoyé, repeint, traité, réparé.

Un jardin bien nettoyé, du matériel révisé, des végétaux entretenus. Autant de précautions et gestes simples qui permettront de bien commencer l’année et gagner un temps précieux durant la saison. Plus de soins pourront être consacrer aux finitions pour mettre en valeur le jardin et lui donner ainsi sa touche finale qui fera incontestablement  LA différence.  

Tout cela dans une ambiance propice pour faire rimer travail avec plaisir.

Et croyez- moi !  Le jardin, alors, vous le rend bien.

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