Les cucurbitacées

Les cucurbitacées

Écrit par

Le 24 octobre 2016


Mais quel est donc ce nom étrange que l'on entend dès la fin de l'été ? C'est une grande famille que celle des Cucurbitacées. Ils sont cultivés pour leurs fruits. Plus de 800 espèces ont été référencées dont la courgette, le melon et le concombre qui en font partie. Surprenant, non ? Formes variées, saveurs uniques, couleurs originales, entrons dans l'univers de ces légumes aux apparences cocasses et parfois même effrayantes.

Historiquement, les courges sont originaires d'Amérique centrale. Les indiens consommaient les fruits mais surtout les graines riches en protéine en vitamines et en antioxydants. Nous découvrons les premières variétés grâce aux expéditions de Christophe Colomb. Depuis quelques années, elles font leur grand retour grâce à des chefs étoilés qui les remettent dans nos assiettes pour notre plus grand plaisir. Leur culture est plutôt simple mais il vous faut de l'espace car la plupart sont coureuses.

Dès la fin des saints de glace (mi-mai), vous plantez un, deux, trois ou plus, graines de l'élue dans un coin du potager; l'idéal étant un endroit riche en fumure. La culture est longue et nécessite quelques arrosages pour permettre la formation de beaux fruits. Mes coups de coeur vont au potimarron (originaire, lui du Japon), avec sa forme de grosse poire, sa couleur de peau rouge et sa chair orangée, au fin goût de châtaigne ; Le sweet dumpling plus connu sous le nom de courge Patidou, est plus petit, strié de blanc et vert, avec un saveur de noisette ; La courge spaghetti, si particulière, de forme allongée, de couleur jaune qui doit cuire longuement.

Nous ouvrons ensuite la courge une fois cuite pour racler à la fourchette des filaments dont la forme rappelle celle des spaghettis; La galeuse d'Eysines, une courge bordelaise d'une belle taille, qui fait si peur avec ses verrues et qui est pourtant si douce à la dégustation.

Dans le sud ouest et en particulier dans le périgord noir, ces légumes font partie de la gastronomie régionale : pays du canard, un velouté de potimarron s'accompagne souvent de magret séché.

Petite recette extraite du cahier des recettes de Capucine Sermadiras : parmentier de canard au potimarron des jardins d'Eyrignac.

Autre idée, peut être plus osée que je vous propose : une tarte sucrée potiron/noix, des noix du Périgord bien sûr et un joli potiron du potager.

En Auvergne, il est cuisiné avec du fromage et le grand chef Aveyronnais Michel Bras donne actuellement la part belle à la courge Spaghetti dans son menu végétal.

Et vous gourmets, gourmands, des idées de recettes ? Je suis preneuse.

 

La Dordogne et l'eau, source de vie

La Dordogne et l'eau, source de vie

Écrit par

Le 18 octobre 2016


Que voir en Dordogne, que faire en Dordogne par ces douces journées d'automne ? Les activités sont nombreuses : descendre une dernière fois en gabare la rivière, découvrir les traditions du moyen âge dans un village reconstitué, visiter un musée gourmand aux saveurs chocolatées.

Les propositions ne manquent pas dans ce département où il fait bon vivre, où l'identité culturelle est bien présente au travers de nombreux sites et paysages ; La langue occitane est toujours là, aux détours de noms de villages, de noms de famille, elle n'est pas toujours évidente à décrypter. Alors, j'ai juste envie de vous dire : "chabatz d'entrar à Eyrignac". Oui Eyrignac, c'est de l'occitan, qui signifie "là où coule l'eau". Cette traduction sonne merveilleusement dans ce site qui ne pourrait pas autant s'épanouir sans l'eau : Il y a sept sources dans les jardins. Elles permettent à chaque jardin de rester vert, de fleurir sans souffrir des fortes chaleurs et sécheresses. Sept sources qui jaillissent grâce à des systèmes d'irrigation parfaitement pensés. Le doux bruit de l'eau omniprésent me transporte à chaque fois. Les jets d'eau jaillissant des majestueuses fontaines en forme de grenouilles dans le jardin blanc, offrent une perspective grandiose sur les collines environnantes. Les bassins aux formes infinies et aux couleurs bleu azur, vert d'eau, vert bouteille, appellent à la lecture, juste posée sur les vertes pelouses, songeant au temps passé et à ce site datant du haut moyen âge.

Ces sources m'évoquent aussi Rome, où l'eau est très présente, descendant des sept collines, qui entourent cette capitale. Sept sources à Eyrignac, sept collines à Rome : les sources, les ruisseaux et rivières sans lesquels la vie ne pourrait se développer. Le jardin des sources leur rend hommage, reliant le jardin potager au verger de la Rotonde.

Je me perds dans mes songes et me laisse guider par les clapotis d'une des nombreuses fontaines sur ma gauche. L'automne est bien là : dernières demoiselles s'abreuvant avant un repos hivernal, dernières rainettes profitant elles aussi de ce biotope exceptionnel et préservé depuis des générations. Grâce à ces bassins, ces recoins humides, elles nous enchanteront avec leur croassement printanier si particulier.

L'eau, source de vie, lien entre le ciel et la terre, seul des quatres éléments à être présent sous plusieurs formes, symbole de pureté, présent dans nombreuses religions, sans laquelle la vie ne peut se maintenir, ni à Eyrignac, ni en Dordogne, ni à Rome.

Comment entretenir votre gazon à l'Automne

Entretien Gazon en Automne

Écrit par

Le 16 octobre 2016


Sud Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

ENTRETIEN DU GAZON A L’AUTOMNE

L’été est passé, les fortes chaleurs sont derrière nous. Le retour de la fraicheur et d’un peu de pluie vont permettre au gazon une sorte de résurrection avant le froid hivernal. Il continuera à pousser jusqu’à 5°.

Les plantes « indésirables », ennemies des gazons, elles, vont beaucoup moins se développer. C’est donc le moment approprié pour attaquer l’entretien d’automne, le plus important de l’année et qui permettra d’avoir, dès l’an prochain, une pelouse au top !

La scarification est l’opération la plus importante. Elle consiste à « gratter » le feutre (les résidus de feuilles mortes, de déchets de tonte, de mousse…. Les lames en incisant le sol sur un ou deux centimètres vont favoriser le départ de nouvelles pousses et racines.

Le gazon va pouvoir respirer. Puis c’est le semis de regarnissage, avec, à Eyrignac, un mélange de Ray-grass anglais, de Pâturin des prés et de Fétuque rouge demi traçante. Toutes les conditions étant favorables, il va lever en quinze jours, régénérant notre pelouse. Nous appelons ça la « lutte inter-espèces », la loi du plus fort, qui évitera la réapparition des adventices. Je vous conseillerais de faire une fertilisation azote / potasse pour le renforcer avant l’hiver.

Laissons passer deux à trois semaines, le temps que le gazon en place redémarre et que les jeunes graines germent.

Puis viendra une autre opération primordiale, l’aération. Le sol s’est compacté. L’air et l’eau circulent mal.

Nous utilisons un aérateur à moteur qui va faire une centaine de trous au m², extirpant des carottes de terre d’environ 10 cm et 1 cm de diamètre.

Ensuite, nous sablerons et terreauterons en surface et passerons un coup de râteau pour éclater les carottes et les mélanger à nos apports, le tout retombant dans les trous. Un apport d’argile sur les zones trop drainantes augmentera la rétention en eau pour le prochain été. On peut aussi rajouter quelques graines.

Pour les petites surfaces ou sur les zones très piétinées, à Eyrignac, nos jardiniers vont même jusqu’à décompacter le sol à la fourche bêche ou à la grelinette. Sur 30 cm et en levant légèrement la terre, émiettant cette dernière et la rendant plus friable…du pur bonheur pour les racines.

Faites un essai sur votre gazon et vous verrez vite la différence.

Nous n’oublierons pas la dernière tonte, la repasse sur les bordures et le ramassage régulier des feuilles mortes pour que nos gazons finissent l’année dans un état irréprochable.

C’est un travail dur et fastidieux qui doit être répété chaque année, mais, c’est à ce prix-là que vous obtiendrez de beaux gazons qui mettront en valeur votre jardin.

Croyez-moi, ça en vaut la peine !

Entretien d'un sous bois

Sous bois en Chêne

Écrit par

Le 2 octobre 2016


Sud Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Entretien d'un sous bois à Eyrignac

Jusqu’où peut-on maîtriser la nature, à quel point la main de l’homme peut-elle modifier notre environnement ?

A Eyrignac, dans un souci d’esthétisme et d’accueil, nous avons voulu apporter au sous-bois de chênes, situé à l’entrée du domaine, une petite « touche Eyrignacoise ». Simplicité et sobriété sur une surface de dix hectares, pour passer du sauvage au remarquable.

Voilà déjà quelques années que ce sous-bois a été nettoyé, débarrassé du bois mort et de ses broussailles, de ses vieilles souches et pierres qui étaient autant d’obstacles, que les branches de chênes ont été « remontées » à quatre, cinq mètres de haut, que le lierre couvrant les troncs a été retiré, que tous les arbres souffrants, disgracieux ou mal placés ont été supprimés pour ne garder que les plus beaux et laissant place, au sol, à un tapis de graminées en saison et à une litière dorée constituée des feuilles de chênes en hiver.

Depuis, chaque année, il est tondu de près au printemps, après la pousse de quelques orchidées et autres plantes herbacées sylvestres et surtout après la montée à graines des graminées sauvages, qui, de cette manière, pourront se pérenniser.

La répétition annuelle de ce fauchage a empêché la réimplantation d’une végétation indésirable et suivant la saison, il peut être tondu une deuxième fois en septembre octobre, avant la chute des feuilles.

Le lierre qui ne pense qu’à repousser est lui aussi suivi de très près. Seule la mousse accrochée à l’écorce est tolérée. Les branches mortes tombées au sol sont régulièrement ramassées.

L’effet est saisissant. Le sol, entretenu de près, comme j’aime, contraste avec la verticalité des troncs tortueux de nos vieux chênes. La couverture naturelle des arbres assure une ombre reposante et rafraîchissante, que viennent percer, çà et là, quelques rayons de soleil. Les jeux de lumière, suivant l’heure du jour, faisant le reste.

La petite route serpentant dans ce bel espace boisé, est embellie chaque année, de février à mai, de part et d’autre et sur des centaines de mètres, de plusieurs milliers de Narcisses « Trompette » blancs et jaunes, au beau milieu d’une nature renaissante. Et chaque automne, depuis près de vingt ans, des centaines sont replantés, faisant perdurer cette longue guirlande de lumière. Toujours les deux mêmes variétés : Mount Hood pour les blancs et Golden Harvest pour les jaunes. Une allée forestière fleurie, guidant le visiteur jusqu’à nos jardins, au centre du domaine.

A l’automne, les champignons, bons ou moins bons, bien visibles et à leur aise dans cet espace dégagé, viendront étoffer et embaumer l’endroit.

La faune y sera plus facilement remarquable et quel bonheur de voir gambader, des potron-minet, cerfs, biches, chevreuils, sangliers et autres gibiers de nos forêts dans ce lieu impeccable.

Simplicité et sobriété, rien d’autre. Tout le travail nécessaire à cette réalisation ne doit pas transparaître mais sembler naturel. La première impression en entrant sur le domaine est primordiale et la dernière tout autant !

Les Prés Fleuris

Prés fleuris en Dordogne

Écrit par

Le 17 septembre 2016


Sud Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Voilà un espace paysagé très à la mode, mêlant écologie, nature, biodiversité.

C'est un Eldorado pour de multiples espèces végétales : Coquelicot, Lupin, Bleuet, Achillée, Muflier, Bourrache, Pavot, Lin, Alysse, Cosmos... et animales : abeilles, papillons, coccinelles, petits mammifères...
Quoi de plus naturel qu'un pré ? C'est facile, ça pousse tout seul ! Mais derrière cette apparente simplicité se cache une extrême complexité.
Règles principales : 100% Bio, 0 produit chimique, 0 engrais, 0 matière organique et 0 arrosage.

Avant d'entreprendre sa création, il faut connaître son sol. Les plantes ne se comporteront pas de la même façon dans un sol argileux, sableux ou caillouteux. Plus le sol sera riche plus les indésirables prendront le dessus.
Adapter le choix des semences au sol et à votre région, choisir entre annuelles ou vivaces voire les deux.

Pour commencer, il faut partir d'un terrain propre et non pollué (traitement, fertilisation). Retournez-le vers mi-mars, sur vingt centimètres. Retirez pierres, racines et herbes en place. Bien l'émietter puis attendre environ trois semaines que les mauvaises herbes fassent leur apparition et renouveler l'opération. Cette technique du « faux semis » réduira « un peu » les adventices. Puis, de suite et au plus tard mi-avril, semez votre pré en respectant scrupuleusement les doses préconisées qui sont très faibles. Mélangez vos graines dans du sable pour faciliter le semis. Semez en deux fois, en croisant les passes. Roulez légèrement votre terrain juste pour « coller » la graine au sol. En aucun cas il ne faudra l'enfouir car elle ne germerait pas. Aucun arrosage.

Ces graines ont besoin de quatre à huit semaines pour naître et les adventices seulement deux à trois, donc... problème ! Les fleurs vont commencer à croitre et se mélanger à la végétation spontanée, quand l'ensemble fera plus de vingt centimètres. Il faudra alors faucher à environ dix centimètres et laisser sécher sur place quelques jours, puis évacuer les coupes. Le mieux serait à la faux...mais une débroussailleuse fera l'affaire.

Ne pas tenter de retirer les adventices et surtout, ... ne pas arroser ! Les fleurs vont se développer à l'abri de la végétation spontanée.
Dernier fauchage en septembre/octobre après la montée en graine. De la même façon, laissez les coupes sécher quelques jours pour que les graines tombent au sol et ressèment naturellement le terrain pour l'année suivante.

Il est possible de semer à l'automne surtout pour les mélanges de vivaces.

On peut aussi refaire son pré chaque année mais avec le risque de voir réapparaître les mêmes soucis.

En tout cas, ne vous découragez pas car la première fois n'est pas toujours la bonne ! Patience, c'est l'école de l'humilité...

Mais, au final, quel bonheur de voir toutes ces fleurs colorer le paysage. Un moment à savourer

Une journée du patrimoine… pas comme les autres

Patrimoine en Dordogne

Écrit par

Le 6 septembre 2016


Comme chaque année mi septembre, la même question se pose le week-end approchant : que choisir à visiter parmi les nombreux lieux ouverts au public et activités exceptionnelles durant les journées du patrimoine ? Chaque fois, je me trouve privilégiée et l’idée de rentrer dans un monument historique ou dans un château privé juste ouvert pour ces dates, de partir durant un moment à la découverte des traces de mes ancêtres, de visiter des villages qui me sont chers à la lumière des flambeaux, de partager un moment chaleureux avec les propriétaires de château, de pénétrer dans des jardins privés centenaires puis de descendre dans des souterrains pour écouter un concert de musique classique, me séduit.JEP 2016

Cette année, les journées du patrimoine se déroulent les 17 et 18 septembre. J’ai choisi comme destination durant ce week-end là, le Périgord noir : halte à Sarlat le samedi matin, le matin tout simplement car étant une grande amatrice des marchés, la place de la liberté va faire mon bonheur et surtout celui de mes papilles. Les journées du patrimoine c’est aussi cela pour moi : monuments historiques et découvertes culinaires. Puis balade avec un guide pour s'immerger pleinement dans l’histoire de la ville, aux détours de ses nombreuses ruelles. Après des coins et recoins, j’aimerais découvrir des petits jardins privés sur les hauteurs du vieux Sarlat et dominer ainsi la ville, avoir une vue plongeante sur ses pierres ocres baignées par les rayons du soleil. Cette cité médiévale regorge de petits hôtels particuliers du XV et XVIème siècles, de passages étroits si proches des traboules lyonnaises.

J’ai prévu, bien sûr, de me rendre aux  jardins privés du Manoir d’Eyrignac car exceptionnellement durant les journées du patrimoine, les propriétaires en personne nous ouvrent, en plus de leur jardin remarquable, leur manoir qu’ils habitent depuis 22 générations. L’idée de partager un moment avec Mr et Mme Sermadiras, de me plonger dans cette saga familiale, de découvrir les histoires de ces lieux, de pouvoir échanger, me titille. Après cette journée bien remplie, ma soirée se terminera à Sarlat, juste éclairée pour l’occasion par des centaines de bougies. Les ruelles, les façades, les bâtisses et les monuments historiques brilleront de mille feux et un concert à la cathédrale Saint Sacerdos clôturera mon programme qui s’annonce plutôt chargé… J’ai vraiment hâte.

Quizz : depuis combien de temps, le manoir est-il habité par la même famille ? (les 3 premiers commentaires gagneront une entrée pour Eyrignac et ses Jardins)

Les Graminées ornementales

Jardins Dordogne

Écrit par

Le 2 septembre 2016


Sud Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Finesse, légèreté, élégance, souplesse...ainsi peut-on les qualifier.


Certains les appellent « filles du vent » ou « cheveux de la terre ».
Ce sont les graminées ornementales, une des tendances « jardin » les plus actuelles.
C'est une famille végétale des plus riches avec des centaines d'espèces de toutes formes, hauteurs, couleurs...

Il y en a pour tous les goûts, tous les terrains, toutes les expositions, tous les climats, du désert le plus aride aux steppes Sibériennes.
Les plus hautes, comme la canne à sucre, peuvent mesurer près de trois mètres alors que d'autres, comme le fameux « gazon anglais ou green » ne dépasseront pas quelques centimètres !

Elles sont somptueuses en association avec du minéral, leur souplesse contrastant avec la dureté de la roche.
Magnifiques également avec des topiaires, auxquels elles apporteront mouvement, grâce et légèreté, tout comme à Eyrignac où elles prennent place, peu à peu, en douceur.

La couleur des feuillages, variant du vert au gris en passant par le bleu, le glauque mais aussi le rouge, le noir, le bronze voire le doré puis des panachages multicolores, permettra de subtils jeux de lumière.

Sans oublier leur floraison, s'échelonnant presque toute la belle saison, avec une multitude d'inflorescences plus légères les unes que les autres de formes et de couleurs variées.

L'apothéose ayant lieu le matin ou le soir, au lever ou au coucher du soleil, lorsqu'elles jouent avec la lumière rasante. Une chose est sûre, elles apportent un incomparable parfum de liberté au jardin et sont idéales pour créer un jardin Zen ou un jardin en mouvement.

Mais revenons à la technique, plus terre à terre.
Même si elles sont peu exigeantes, il leur faudra une terre plutôt normale et un minimum de lumière voire souvent, le plein soleil.
Etant de tailles très variées, il faudra respecter les distances de plantation pour qu'elles puissent se développer correctement et perdurer dans le temps.
Un apport organique à la plantation assurera une bonne reprise et elles seront plantées en godets ou en conteneurs puis bien arrosées.
Pour lutter efficacement contre les mauvaises herbes -qui ne demanderont qu'à s'installer-, pour faire des économies d'eau et garder un sol frais je ne peux que vous recommander de faire un bon paillage sur toute la surface et sur dix bons centimètres.
Une fois bien implantées, elles demandent peu d'eau et peu de soins.
En fin de saison il est recommandé de conserver le feuillage, même si ce n'est pas très esthétique mais il les protégera de l'hiver. Puis, au printemps, on coupera le plus ras possible pour favoriser leur renaissance.

A vous, maintenant, de jouer avec le vent !...

Quelques noms à retenir : Miscanthus, Imperata, Calamagrostis, Pennisetum, Elymus, Festuca, Helictotrichon, Molinia, Panicum, Saccharum, Sorghastrum, Stipa, Lygeum, Eragrostis, Carex...

Quelques adresses utiles : Lumen à Creysse (24100), Pépinières de Planbuisson au Buisson de Cadouin (24480) Jardins d'Ordesa à Beyssac (19230).

Bouturage aoûté

Bouturage

Écrit par

Le 19 août 2016


Sud Ouest Le magArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Le bouturage est un mode de multiplication végétative consistant à donner naissance à un nouvel individu à partir d'un organe, d'un fragment (tige, branche, feuille, racines, écaille de bulbes, etc....) d'une plante mère.
En fait, cette technique est tout simplement une forme de clonage. La bouture est génétiquement identique à la plante mère.
La bouture demi ou semi aoûté se pratique tout simplement sur une pousse de l'année dont la base est dure, en phase de transformation de bois mou en bois dur (aoûté) et la pointe tendre et encore en croissance (de mi juillet à mi septembre selon les espèces)
le bouturage aoûté se pratique, lui, sur rameaux aoûtés (à partir de fin août jusqu'à la fin de l'automne voire au début du printemps) ; le bois est dur à la base et ne se plie pas facilement mais l'extrémité des rameaux est encore tendre

A noter, on parle aussi de boutures «semi ligneuses » ou «semi herbacées », c'est la même chose
(bouture d'une tige en cours de durcissement qui commence à se lignifier c'est à dire à devenir marron).

Comment bouturer ?

C'est très simple ! Il suffit de prélever une tige entre 15 et 20 cm. Coupez ensuite toutes les feuilles du bas en ne laissant que 4, 5 feuilles à l'extrémité.
Il y a plusieurs solutions pour faire reprendre cette bouture :
– Soit vous trempez la partie sans feuille dans de l'hormone de bouturage (mais utiliser cette hormone n'est pas obligatoire c'est selon le choix de chacun) sur quelques centimètres et vous plantez dans un mélange terre/sable ou terreau/terre/tourbe
– Soit vous placez la partie du rameau sans feuille dans un verre d'eau

Ces boutures vont rester tout l'hiver à l'abri afin de bien s'enraciner et pourront être sorties, rempotées (voire carrément plantées) au printemps suivant.

Quelles plantes sont concernées par cette technique de bouturage ?

Le rosier, la sauge, le romarin, la lavande, le laurier tin, le laurier rose, l'hortensia, l'hydrangea, le géranium, le fusain, le fuchsia, le buis, la bignone.... liste bien sur non exhaustive.....

Cette technique de bouturage est généralement assez simple (mais pas tout le temps) et présente le grand avantage de reproduire à l'infini vos plantes favorites. Ceci sans aucun coût et surtout avec beaucoup de satisfaction personnelle !

Venez visiter l'une des plus beaux Jardins en France : Eyrignac et ses Jardins. Situés à 13 kms de Sarlat en Dordogne, ils sont ouverts tous les jours de l'année.

Le bouturage est un mode de multiplication végétative consistant à donner naissance à un nouvel individu à partir d'un organe, d'un fragment (tige, branche, feuille, racines, écaille de bulbes, etc....) d'une plante mère.

En fait, cette technique est tout simplement une forme de clonage. La bouture est génétiquement identique à la plante mère.

                La bouture demi ou semi aoûté se pratique tout simplement sur une pousse de l'année dont la base est dure, en phase de transformation de bois mou en bois dur (aoûté) et la pointe tendre et encore en croissance (de mi juillet à mi septembre selon les espèces)

                le bouturage aoûté se pratique, lui, sur rameaux aoûtés (à partir de fin août jusqu'à la fin de l'automne voire au début du printemps) ; le bois est dur à la base et ne se plie pas facilement mais l'extrémité des rameaux est encore tendre

A noter, on parle aussi de boutures «semi ligneuses »  ou «semi herbacées », c'est la même chose

(bouture d'une tige en cours de durcissement qui commence à se lignifier c'est à dire à devenir marron).

 

Comment bouturer ?

 

C'est très simple ! Il suffit de prélever une tige entre 15 et 20 cm. Coupez ensuite toutes les feuilles du bas en ne laissant que 4, 5 feuilles à l'extrémité.

Il y a plusieurs solutions pour faire reprendre cette bouture :

        Soit vous trempez la partie sans feuille dans de l'hormone de bouturage (mais utiliser cette hormone n'est pas obligatoire c'est selon le choix de chacun) sur quelques cms et vous plantez dans un mélange terre/sable ou terreau/terre/tourbe

        Soit vous placez la partie du rameau sans feuille dans un verre d'eau

 

Ces boutures vont rester tout l'hiver à l'abri afin de bien s'enraciner et pourront être sorties, rempotées (voire carrément plantées) au printemps suivant.

 

Quelles plantes sont concernées par cette technique de bouturage ?

 

                Le rosier, la sauge, le romarin, la lavande, le laurier tin, le laurier rose, l'hortensia, l'hydrangea, le géranium, le fusain, le fuchsia, le buis, la bignone.... liste bien sur non exhaustive.....

 

Cette technique de bouturage est généralement assez simple (mais pas tout le temps) et présente le grand avantage de reproduire à l'infini vos plantes favorites. Ceci sans aucun coût et surtout avec beaucoup de satisfaction personnelle !

Les abeilles dans le Jardin

Abeilles en Dordogne

Écrit par

Le 12 août 2016


Je sors un peu des sentiers autorisés à la recherche des ruches. Les jardins du Manoir d'Eyrignac ont offert le gîte et le couvert depuis quelques années à trois ruches installées d'après mes sources à quelques pas des prés fleuris. Je ne fais pas la fière car les abeilles ne sont pas trop ma tasse de thé. J'aime les observer mais plutôt à distance. Ce que j'apprécie c'est surtout mon pot de miel le matin avec mes tartines. J'arrive à dompter mon anxiété, je sens que je me rapproche, le bourdonnement de la ruche s'intensifie. Les frissons m'envahissent,

certes elles sont bien plus petites que moi, mais bien plus nombreuses et je n'ai rien à leur offrir. Je les aperçois enfin : trois ruches posées à l'orée d'un pré à deux pas du Jardin Fleuriste et du Jardin Potager, proche de la piste d'hélicoptère, prêtes à décoller elles aussi ! J'observe les allers et venues incessants des ouvrières ramenant le pollen et le nectar des fleurs sauvages butinées : coquelicot, reine des près, cosmos, achillée. Toutes sont très mellifères et permettent aux ouvrières de nourrir la reine, de s'occuper des mâles, d'entretenir la ruche, de constituer des réserves pour l'hiver de miel et de pollen. Leurs tâches sont nombreuses mais toujours bien précises, le but étant d'assurer la survie de l'essaim. Elles sont aussi chargées du nettoyage des alvéoles à la fin de l'hiver pour la ponte de la reine. Celle-ci pond du centre des alvéoles vers l'extérieur : un oeuf dans chaque trou rebouché par de la cire. Je sursaute....ouf ce n'est rien, juste le chant du coq. Je préfère remonter et revenir dans les prairies fleuries pour observer de façon plus sûre, le dur labeur des butineuses. Les ouvrières se gorgent de pollen qu'elles récupèrent la tête dans les étamines des nombreuses fleurs. Décollage imminent : les petites mayas rentrent sans encombre à demeure. Je suis toujours impressionnée par leur trajectoire aléatoire tellement leurs pattes jaunes sont lourdes. La ruche doit être bien pleine : hummm ! J'ai hâte de goûter au fruit de leur travail : un petit pot de miel et l'énergie revient ! Mais à part un scaphandre pour être protégée en totalité, je suis incapable de venir aider l'apiculteur au Manoir ni ailleurs d'ailleurs. Rien qu'à l'aider à ouvrir la ruche, je tremble. Enfumage, extraction, centrifugation, filtrage, maturation : ça se mérite le miel !

http://www.eyrignac.com/fr/informations-pratiques/ma-visite/video-eyrignac.html

Coupe de fleurs fânées pour une floraison continue

Cueille fleur ARS

Écrit par

Le 6 août 2016


Sud Ouest Le MagArticle publié dans Sud-Ouest Le Mag

Toute personne possédant un jardin, des plantes, massifs, etc... aspire à une floraison abondante mais surtout qui dure dans le temps. Les fleurs ont une durée de vie éphémère et arrive ainsi la période de fanaison.
Ces fleurs fanées peuvent avoir un coté esthétique intéressant (des graminées scintillant avec le gel de l'hiver par une belle journée ensoleillée par exemple....) mais parfois et même souvent, un coup de sécateur, au bon moment, peut parfaitement prolonger cette floraison.
Cette coupe de fleurs fanées a une utilité esthétique c'est indéniable mais elle permet surtout de stimuler la plante, lui donner un coup de pouce pour une nouvelle floraison. Une fois la fleur passée, la tige « monte » en graines et épuise inutilement la plante. Alors ne pas hésiter à tailler !
Pour cela, utilisez toujours un

sécateur ou tout autre objet coupant qu'il faudra bien tenir aiguisé et surtout désinfecté, dans un souci de non propagation de maladies.

Exemple d'une taille intéressante de fleurs fanées : les rosiers remontants

Pour cette variété de rosiers, la taille n'a pas qu'un côté esthétique. Elle favorise également une nouvelle floraison. Ainsi, ces rosiers fleurissent quasi en continu sur une très longue période. Ils ont cette qualité de fournir des fleurs tout au long de l'été.
Astuce pour une taille réussie : taillez au dessus d'une feuille à 5 folioles. Attention, les feuilles généralement en-dessous de la fleur fanée ne possèdent souvent que 3 folioles. Il faut donc descendre suffisamment le long de la tige jusqu'à la première feuille qui possède 5 folioles. Pas d'inquiétude...le bourgeon, à la base de celle ci, est suffisamment fort pour émettre une nouvelle tige florale.
Pour les rosiers non remontants, ceux-ci fleurissent sur le bois de l'année précédente. Une taille bien pratiquée favorisera la naissance de nouveaux rameaux portant des fleurs.

Si cette taille de fleurs fanées est bénéfique à bon nombre de plantes, il faut savoir que ce n'est pas le cas pour les plantes «à bulbes» ! Certes, la fleur peut être coupée après la fanaison (ainsi, elle ne monte pas en graines) mais surtout il faut laisser le feuillage des bulbes jusqu'à qu'il sèche naturellement. C'est par là que le bulbe se reconstitue et grossit. Une fois séché, on peut le supprimer.

Et si vous voulez apprécier de plus près, c'est le moment de venir voir les jardiniers d'Eyrignac à l'œuvre, cueille-fleurs en main, exécuter habilement la coupe des roses fanées du Jardin Blanc.

Vallée de la Dordogne en canoë

Vallée de la Dordogne

Écrit par

Le 1 août 2016


Les départements de la Dordogne et du Lot sont des lieux d'intérêt formidables pour moi et ma famille. Je peux visiter un monument historique comme Eyrignac et ses Jardins, découvrir les marchés animés de la cité de Sarlat, marchez sur les pas de Cro-magnon... Mais quoi de plus agréable que de se rafraîchir par de grandes chaleurs, je pars dans le Lot, découvrir la rivière Dordogne. Tenue adaptée, crème solaire, lunette et chapeau indispensables, pique nique bouclé et le joli groupe se dirige vers

la base de canoës kayaks Copeyre au lieu dit Gluges, située à quelques kilomètres de Martel. Durant ces vacances nous avons choisi cette excursion pour découvrir le côté sauvage et nature de la rivière. On opte après réflexion pour le trajet Copeyre-Gluges-Meyronne car les ados ne sont pas très musclés pour ramer plus de 15 kilomètres. Nos embarcations étaient prêtes car nous les avions réservées sur leur site Internet évitant ainsi toute attente. Petit conseil : le distributeur de billets, le plus proche, se situe à Martel... Tout est stocké dans les bidons, nous voilà tanguant déjà en montant dans les canoës, cela promet d'être agité !!! Les gilets sont là pour nous rassurer. Casquettes et chapeaux bien enfoncés, les stars sont parées pour un grand moment de rigolade et de rafraîchissement. Dès les premiers coups de pagaies, nous en prenons pleins les yeux, au propre comme au figuré. Le paysage est grandiose, l'eau est frisquette mais il fait tellement chaud que c'est fort agréable. Les coups de pagaies s'enchaînent, le geste n'est pas vraiment coordonné. La performance n'est pas notre priorité : certains tournent en rond....d'autres descendent sans souci....Le soleil tape, le ciel est d'un beau bleu sans l'ombre d'un nuage, quelques passages plus rapides s'annoncent enfin car il faut quand même avancer !!! Les remous nous transportent plus rapidement permettant une pause bienvenue pour détendre nos bras et notre dos. Des campings sur la droite, des vaches qui s'abreuvent dans la Dordogne, un héron qui guette sa proie à gauche après le pont de Gluges, une guinguette au bord de l'eau, un paysage de carte postale : j'adore ! Le déjeuner s'impose : descente du canoë beaucoup plus facile, l'eau est devenue meilleure et la baignade m'appelle : plouf !!! Sur la fin de notre parcours nous réunissons nos embarcations avec des cordes car nos bras sont plutôt ramollis. Les hommes rameront pour la tribu : j'adore aussi ce sens du sacrifice !!! On profite pleinement du paysage, des falaises de calcaire abruptes où nichent de nombreux rapaces, des noyeraies, à gauche Montvalent, les décors sont somptueux....Meyronne n'est plus très loin.

Les secrets du paillage

Paillage à Eyrignac

Écrit par

Le 23 juillet 2016


Article publié dans Sud-Ouest Le Mag Sud Ouest Le Mag

Je suis quelqu'un de très méticuleux et j'avoue qu'à Eyrignac nous utilisons peu le paillage, uniquement au potager. Je préfère le sarclage, le désherbage manuel qui demandent patience et passion. J'aime voir la terre travaillée et pour cela, il faut du personnel : nous l'avons. Il faut du temps : nous le prenons. Afin de montrer tout le travail que nécessite un jardin comme Eyrignac, dans l'amour du travail bien fait et des règles de l'art respectées.

Cependant, cher ami jardinier, vous êtes seul face à votre jardin. A une époque où bio, gain de temps, respect de l'eau et de la terre, arrêt des pesticides sont enfin d'actualité, quoi de plus logique, naturel et efficace que de revenir à ces méthodes ancestrales qui n'ont plus rien à prouver comme le paillage !
Le bon sens est la botte secrète du jardinier heureux et je vais vous en révéler les bienfaits.
Le paillage appelé aussi « mulch » existe sous diverses formes. Il peut être décoratif, coloré, minéral, artificiel...mais celui qui nous intéresse est le naturel et surtout le paillage nutritif, celui qui formera de l'humus en se décomposant.
Cela peut être des déchets de tonte, de la paille, des feuilles mortes, des

écorces de pin, du BRF (bois raméal fragmenté), des fougères, orties, algues, lin, chanvre, fèves de cacao, etc...
Vous le disposerez sur au moins 5 cm pour qu'il soit efficace.
Moins d'évaporation, vous économiserez de l'eau car si 1 binage vaut 2 arrosages un paillage en vaut 10 !!
Votre sol se tassera moins et gardera sa fraîcheur beaucoup plus longtemps.
Il allège les sols lourds argileux et augmente la rétention des sols légers sableux.
Beaucoup moins de désherbage ou d'herbicides car les adventices auront du mal à franchir cette barrière.
Les racines de surfaces ne seront plus grillées par le soleil et il évitera aussi l'érosion de votre terre.
La vie microbienne de votre sol s'en trouvera revigorée.
Il permet le recyclage dans votre jardin de vos débris végétaux.
Il protégera la terre du réchauffement l'été et du froid l'hiver. Il faudra cependant, au potager, le retirer au printemps pour que le sol se réchauffe le temps des semis. Dès que les jeunes plantes auront forci, vous pourrez le remettre en place.
Il favorisera le bon développement des mycéliums (champignons) et de la vie, indispensables dans tout bon sol qui se respecte.
En libérant ses éléments nutritifs, il ne brulera pas les racines contrairement aux engrais chimiques.
Chaque hiver, enfouissez-le en surface ce qui favorisera la texture du sol et remettez-en une nouvelle couche l'année suivante. Vous pourrez toujours travailler le sol avec une « grelinette » si nécessaire et surtout, adieu bêchages fastidieux et rebutants !
Moins d'arrosage, moins de désherbant, moins d'engrais, gain de temps, amélioration du sol, économique et biologique. Après tout cela, trouvez donc seulement une seule bonne raison de ne pas l'utiliser ... et ce sans modération !

Les Happy Pique niques Blanc de l'été

Happy Pique nique

Écrit par

Le 18 juillet 2016


Vite, vite je me dépêche, je ne suis pas encore fin prête et l'heure tourne, mes amis ne vont pas tarder, encore quelques préparations culinaires et ce soir c'est pique nique, mais pas n'importe lequel: Le pique nique blanc à Eyrignac . Le jardin blanc du Manoir est ouvert, pas qu'à nous bien sûr, mais comme tous les lundis soirs d'été pour partager entre amis, en famille, un petit repas dans l'herbe, au milieu des roses blanches. Le luxe dans la simplicité : j'adore ces soirées en Dordogne. Je finis le cake aux légumes d'été, la salade de fruits est déjà dans la glacière, quelques rafraîchissements,

Dordogne ou Périgord

Dordogne ou Périgord

Écrit par

Le 11 juillet 2016


Tombée du lit, réveillée avant le soleil, je m'active car j'ai rendez-vous avec mon pilote. Aujourd'hui je prends de l'altitude pour découvrir la région et tenter d'y voir plus clair (ça c'est pas gagné, je suis encore endormie) sur le pourquoi de ces deux noms attribués pour un même territoire. Le ballon gonflé, je grimpe dans la nacelle qui se soulève tout doucement et prend de la hauteur, dominant La Roque Gageac, un des plus beaux villages de France, en Périgord noir, à quelques kilomètres des Jardins d'Eyrignac. Et c'est parti, quelques coups de brûleur et nous nous élevons tout en légèreté. Je vole, sensation de liberté, d'apesanteur, je m'approche du soleil et je touche presque les nuages... Revenons à nos moutons : Dordogne ou Périgord !

Côté historique, c'est le nom du Périgord qui est arrivé en premier, c'était un comté englobant plusieurs départements dont La Dordogne. Si on se réfère à la Dordogne, non plus le département mais la rivière, elle a toujours été présente, naissant au pied du Puy de Sancy pour se jeter, après un long voyage de presque 500 kilomètres, dans l'estuaire de la Gironde. Le nom du Périgord aurait pu tomber aux oubliettes, loin de là cette idée...non seulement ce terroir mérite le détour mais en plus représente l'authenticité, la terre et un tourisme gourmand. Qui n'a pas savouré en famille la gastronomie locale en arpentant ce territoire : pommes de terre sarladaises, confit, magret, foie gras d'oie comme de canard, truffe, cabécou, noix....Pour le moment, je n'ai pas vraiment faim, pas peur non plus mais je profite de l'immensité du paysage, accrochée à la nacelle. La rivière est superbe, les reflets du soleil, les premiers canoës kayaks, les chênes verts....c'est beau vu d'en haut. Le tourisme s'est fortement développé depuis plusieurs années grâce aux richesses locales : monuments historiques et jardins remarquables dont Eyrignac est un digne représentant par son Manoir du 17ième siècle et son jardin à la française ! Grottes préhistoriques, châteaux, plus beaux villages de France, nature préservée Mon guide m'explique qu'il existe quatre Périgord avec bien évidemment leurs propres spécificités : le vert avec ses châtaigneraies au nord, le blanc pour ses bâtisses au centre, le pourpre avec ses vignes au sud-ouest et le noir avec la truffe au sud-est où nous nous trouvons. Il ouvre la soupape de sécurité, le ballon amorce lentement sa descente....Que de richesses à découvrir en vacances en Dordogne et Périgord.