Violette

Que voir en Dordogne, que faire en Dordogne par ces douces journées d'automne ? Les activités sont nombreuses : descendre une dernière fois en gabare la rivière, découvrir les traditions du moyen âge dans un village reconstitué, visiter un musée gourmand aux saveurs chocolatées.

Les propositions ne manquent pas dans ce département où il fait bon vivre, où l'identité culturelle est bien présente au travers de nombreux sites et paysages ; La langue occitane est toujours là, aux détours de noms de villages, de noms de famille, elle n'est pas toujours évidente à décrypter. Alors, j'ai juste envie de vous dire : "chabatz d'entrar à Eyrignac". Oui Eyrignac, c'est de l'occitan, qui signifie "là où coule l'eau". Cette traduction sonne merveilleusement dans ce site qui ne pourrait pas autant s'épanouir sans l'eau : Il y a sept sources dans les jardins. Elles permettent à chaque jardin de rester vert, de fleurir sans souffrir des fortes chaleurs et sécheresses. Sept sources qui jaillissent grâce à des systèmes d'irrigation parfaitement pensés. Le doux bruit de l'eau omniprésent me transporte à chaque fois. Les jets d'eau jaillissant des majestueuses fontaines en forme de grenouilles dans le jardin blanc, offrent une perspective grandiose sur les collines environnantes. Les bassins aux formes infinies et aux couleurs bleu azur, vert d'eau, vert bouteille, appellent à la lecture, juste posée sur les vertes pelouses, songeant au temps passé et à ce site datant du haut moyen âge.

Ces sources m'évoquent aussi Rome, où l'eau est très présente, descendant des sept collines, qui entourent cette capitale. Sept sources à Eyrignac, sept collines à Rome : les sources, les ruisseaux et rivières sans lesquels la vie ne pourrait se développer. Le jardin des sources leur rend hommage, reliant le jardin potager au verger de la Rotonde.

Je me perds dans mes songes et me laisse guider par les clapotis d'une des nombreuses fontaines sur ma gauche. L'automne est bien là : dernières demoiselles s'abreuvant avant un repos hivernal, dernières rainettes profitant elles aussi de ce biotope exceptionnel et préservé depuis des générations. Grâce à ces bassins, ces recoins humides, elles nous enchanteront avec leur croassement printanier si particulier.

L'eau, source de vie, lien entre le ciel et la terre, seul des quatres éléments à être présent sous plusieurs formes, symbole de pureté, présent dans nombreuses religions, sans laquelle la vie ne peut se maintenir, ni à Eyrignac, ni en Dordogne, ni à Rome.

Comme chaque année mi septembre, la même question se pose le week-end approchant : que choisir à visiter parmi les nombreux lieux ouverts au public et activités exceptionnelles durant les journées du patrimoine ? Chaque fois, je me trouve privilégiée et l’idée de rentrer dans un monument historique ou dans un château privé juste ouvert pour ces dates, de partir durant un moment à la découverte des traces de mes ancêtres, de visiter des villages qui me sont chers à la lumière des flambeaux, de partager un moment chaleureux avec les propriétaires de château, de pénétrer dans des jardins privés centenaires puis de descendre dans des souterrains pour écouter un concert de musique classique, me séduit.JEP 2016

Cette année, les journées du patrimoine se déroulent les 17 et 18 septembre. J’ai choisi comme destination durant ce week-end là, le Périgord noir : halte à Sarlat le samedi matin, le matin tout simplement car étant une grande amatrice des marchés, la place de la liberté va faire mon bonheur et surtout celui de mes papilles. Les journées du patrimoine c’est aussi cela pour moi : monuments historiques et découvertes culinaires. Puis balade avec un guide pour s'immerger pleinement dans l’histoire de la ville, aux détours de ses nombreuses ruelles. Après des coins et recoins, j’aimerais découvrir des petits jardins privés sur les hauteurs du vieux Sarlat et dominer ainsi la ville, avoir une vue plongeante sur ses pierres ocres baignées par les rayons du soleil. Cette cité médiévale regorge de petits hôtels particuliers du XV et XVIème siècles, de passages étroits si proches des traboules lyonnaises.

J’ai prévu, bien sûr, de me rendre aux  jardins privés du Manoir d’Eyrignac car exceptionnellement durant les journées du patrimoine, les propriétaires en personne nous ouvrent, en plus de leur jardin remarquable, leur manoir qu’ils habitent depuis 22 générations. L’idée de partager un moment avec Mr et Mme Sermadiras, de me plonger dans cette saga familiale, de découvrir les histoires de ces lieux, de pouvoir échanger, me titille. Après cette journée bien remplie, ma soirée se terminera à Sarlat, juste éclairée pour l’occasion par des centaines de bougies. Les ruelles, les façades, les bâtisses et les monuments historiques brilleront de mille feux et un concert à la cathédrale Saint Sacerdos clôturera mon programme qui s’annonce plutôt chargé… J’ai vraiment hâte.

Quizz : depuis combien de temps, le manoir est-il habité par la même famille ? (les 3 premiers commentaires gagneront une entrée pour Eyrignac et ses Jardins)

Je sors un peu des sentiers autorisés à la recherche des ruches. Les jardins du Manoir d'Eyrignac ont offert le gîte et le couvert depuis quelques années à trois ruches installées d'après mes sources à quelques pas des prés fleuris. Je ne fais pas la fière car les abeilles ne sont pas trop ma tasse de thé. J'aime les observer mais plutôt à distance. Ce que j'apprécie c'est surtout mon pot de miel le matin avec mes tartines. J'arrive à dompter mon anxiété, je sens que je me rapproche, le bourdonnement de la ruche s'intensifie. Les frissons m'envahissent,

certes elles sont bien plus petites que moi, mais bien plus nombreuses et je n'ai rien à leur offrir. Je les aperçois enfin : trois ruches posées à l'orée d'un pré à deux pas du Jardin Fleuriste et du Jardin Potager, proche de la piste d'hélicoptère, prêtes à décoller elles aussi ! J'observe les allers et venues incessants des ouvrières ramenant le pollen et le nectar des fleurs sauvages butinées : coquelicot, reine des près, cosmos, achillée. Toutes sont très mellifères et permettent aux ouvrières de nourrir la reine, de s'occuper des mâles, d'entretenir la ruche, de constituer des réserves pour l'hiver de miel et de pollen. Leurs tâches sont nombreuses mais toujours bien précises, le but étant d'assurer la survie de l'essaim. Elles sont aussi chargées du nettoyage des alvéoles à la fin de l'hiver pour la ponte de la reine. Celle-ci pond du centre des alvéoles vers l'extérieur : un oeuf dans chaque trou rebouché par de la cire. Je sursaute....ouf ce n'est rien, juste le chant du coq. Je préfère remonter et revenir dans les prairies fleuries pour observer de façon plus sûre, le dur labeur des butineuses. Les ouvrières se gorgent de pollen qu'elles récupèrent la tête dans les étamines des nombreuses fleurs. Décollage imminent : les petites mayas rentrent sans encombre à demeure. Je suis toujours impressionnée par leur trajectoire aléatoire tellement leurs pattes jaunes sont lourdes. La ruche doit être bien pleine : hummm ! J'ai hâte de goûter au fruit de leur travail : un petit pot de miel et l'énergie revient ! Mais à part un scaphandre pour être protégée en totalité, je suis incapable de venir aider l'apiculteur au Manoir ni ailleurs d'ailleurs. Rien qu'à l'aider à ouvrir la ruche, je tremble. Enfumage, extraction, centrifugation, filtrage, maturation : ça se mérite le miel !

http://www.eyrignac.com/fr/informations-pratiques/ma-visite/video-eyrignac.html

Les départements de la Dordogne et du Lot sont des lieux d'intérêt formidables pour moi et ma famille. Je peux visiter un monument historique comme Eyrignac et ses Jardins, découvrir les marchés animés de la cité de Sarlat, marchez sur les pas de Cro-magnon... Mais quoi de plus agréable que de se rafraîchir par de grandes chaleurs, je pars dans le Lot, découvrir la rivière Dordogne. Tenue adaptée, crème solaire, lunette et chapeau indispensables, pique nique bouclé et le joli groupe se dirige vers

la base de canoës kayaks Copeyre au lieu dit Gluges, située à quelques kilomètres de Martel. Durant ces vacances nous avons choisi cette excursion pour découvrir le côté sauvage et nature de la rivière. On opte après réflexion pour le trajet Copeyre-Gluges-Meyronne car les ados ne sont pas très musclés pour ramer plus de 15 kilomètres. Nos embarcations étaient prêtes car nous les avions réservées sur leur site Internet évitant ainsi toute attente. Petit conseil : le distributeur de billets, le plus proche, se situe à Martel... Tout est stocké dans les bidons, nous voilà tanguant déjà en montant dans les canoës, cela promet d'être agité !!! Les gilets sont là pour nous rassurer. Casquettes et chapeaux bien enfoncés, les stars sont parées pour un grand moment de rigolade et de rafraîchissement. Dès les premiers coups de pagaies, nous en prenons pleins les yeux, au propre comme au figuré. Le paysage est grandiose, l'eau est frisquette mais il fait tellement chaud que c'est fort agréable. Les coups de pagaies s'enchaînent, le geste n'est pas vraiment coordonné. La performance n'est pas notre priorité : certains tournent en rond....d'autres descendent sans souci....Le soleil tape, le ciel est d'un beau bleu sans l'ombre d'un nuage, quelques passages plus rapides s'annoncent enfin car il faut quand même avancer !!! Les remous nous transportent plus rapidement permettant une pause bienvenue pour détendre nos bras et notre dos. Des campings sur la droite, des vaches qui s'abreuvent dans la Dordogne, un héron qui guette sa proie à gauche après le pont de Gluges, une guinguette au bord de l'eau, un paysage de carte postale : j'adore ! Le déjeuner s'impose : descente du canoë beaucoup plus facile, l'eau est devenue meilleure et la baignade m'appelle : plouf !!! Sur la fin de notre parcours nous réunissons nos embarcations avec des cordes car nos bras sont plutôt ramollis. Les hommes rameront pour la tribu : j'adore aussi ce sens du sacrifice !!! On profite pleinement du paysage, des falaises de calcaire abruptes où nichent de nombreux rapaces, des noyeraies, à gauche Montvalent, les décors sont somptueux....Meyronne n'est plus très loin.

Vite, vite je me dépêche, je ne suis pas encore fin prête et l'heure tourne, mes amis ne vont pas tarder, encore quelques préparations culinaires et ce soir c'est pique nique, mais pas n'importe lequel: Le pique nique blanc à Eyrignac . Le jardin blanc du Manoir est ouvert, pas qu'à nous bien sûr, mais comme tous les lundis soirs d'été pour partager entre amis, en famille, un petit repas dans l'herbe, au milieu des roses blanches. Le luxe dans la simplicité : j'adore ces soirées en Dordogne. Je finis le cake aux légumes d'été, la salade de fruits est déjà dans la glacière, quelques rafraîchissements,

Tombée du lit, réveillée avant le soleil, je m'active car j'ai rendez-vous avec mon pilote. Aujourd'hui je prends de l'altitude pour découvrir la région et tenter d'y voir plus clair (ça c'est pas gagné, je suis encore endormie) sur le pourquoi de ces deux noms attribués pour un même territoire. Le ballon gonflé, je grimpe dans la nacelle qui se soulève tout doucement et prend de la hauteur, dominant La Roque Gageac, un des plus beaux villages de France, en Périgord noir, à quelques kilomètres des Jardins d'Eyrignac. Et c'est parti, quelques coups de brûleur et nous nous élevons tout en légèreté. Je vole, sensation de liberté, d'apesanteur, je m'approche du soleil et je touche presque les nuages... Revenons à nos moutons : Dordogne ou Périgord !

Côté historique, c'est le nom du Périgord qui est arrivé en premier, c'était un comté englobant plusieurs départements dont La Dordogne. Si on se réfère à la Dordogne, non plus le département mais la rivière, elle a toujours été présente, naissant au pied du Puy de Sancy pour se jeter, après un long voyage de presque 500 kilomètres, dans l'estuaire de la Gironde. Le nom du Périgord aurait pu tomber aux oubliettes, loin de là cette idée...non seulement ce terroir mérite le détour mais en plus représente l'authenticité, la terre et un tourisme gourmand. Qui n'a pas savouré en famille la gastronomie locale en arpentant ce territoire : pommes de terre sarladaises, confit, magret, foie gras d'oie comme de canard, truffe, cabécou, noix....Pour le moment, je n'ai pas vraiment faim, pas peur non plus mais je profite de l'immensité du paysage, accrochée à la nacelle. La rivière est superbe, les reflets du soleil, les premiers canoës kayaks, les chênes verts....c'est beau vu d'en haut. Le tourisme s'est fortement développé depuis plusieurs années grâce aux richesses locales : monuments historiques et jardins remarquables dont Eyrignac est un digne représentant par son Manoir du 17ième siècle et son jardin à la française ! Grottes préhistoriques, châteaux, plus beaux villages de France, nature préservée Mon guide m'explique qu'il existe quatre Périgord avec bien évidemment leurs propres spécificités : le vert avec ses châtaigneraies au nord, le blanc pour ses bâtisses au centre, le pourpre avec ses vignes au sud-ouest et le noir avec la truffe au sud-est où nous nous trouvons. Il ouvre la soupape de sécurité, le ballon amorce lentement sa descente....Que de richesses à découvrir en vacances en Dordogne et Périgord.

ViolettePassionnée de nature et de jardinage, je cultive depuis plusieurs années un potager, je mange des œufs frais de mes poules et je tonds ma pelouse grâce à mes lapins.

Profession : rédactrice web

Eyrignac en 3 mots : Rencontre, romantisme et sérénité

Ma saison préférée : l'automne pour ses couleurs flamboyantes, ses cueillettes (noix, châtaignes, champignons) et ses premiers feux de cheminée

Mon plat préféré : un vrai tartare de bœuf au couteau

Mon péché mignon : une tarte au citron meringuée

Mon animal préféré : mon chat Benji recueilli à la SPA

Ma fleur préférée : le coquelicot

Mon arbre préféré : le sureau : ombelles pour les sirops, baies pour les muffins et oreilles de Judas pour une poêlée gourmande. Tout est bon dans le sureau !!!

Comme chaque année, elles reviennent nos annuelles pour votre ravissement dès votre arrivée à Eyrignac.
Mais au fait, c'est quoi des annuelles ? Bien tout simplement des plantes que l'on renouvelle dès les beaux jours; elles ne durent qu'une saison mais nous enchantent par leur floraison du printemps jusqu'aux premiers frimas de l'hiver. Les premières plantes présentes sont

les surfinias, blanches évidemment, qui ont investi les magnifiques vases marbrés d'Anduze. Le surfinia est fragile et peut parfois être capricieux. Si, si ça arrive même chez les plantes !!! Il craint principalement l'excès d'eau et le manque d'eau; c'est paradoxal mais j'y viens ; des orages ou des pluies trop nombreux hachent ses fleurs blanches si fragiles et le manque d'arrosage a des conséquences sur la plante radicale : flétrissement et jaunissement. Mais grâce à nos jardiniers, ils s'épanouissent durant toute la saison : les fleurs fanées sont ôtées régulièrement et les arrosages sont minutieux, le matin ou le soir pour ne pas les brûler. Les cléomes blancs ont eux aussi retrouvé leur place, très présents dans le Jardin Blanc. Petite astuce : nos jardiniers experts la pratiquent : ils coupent la tête des cléomes en les plantant. J'ai trouvé ça cruel mais j'ai vite compris que cette action permettait un développement racinaire et foliaire plus important pour que dans quelques semaines, le port floral soit plus vigoureux. Intéressant non ! Les cléomes sont des annuelles assez hautes, que l'on distingue facilement parmi les autres fleurs ; leurs fleurs sont toutes légères, parfumées mais attention quand même de ne pas s'approcher trop près car de petites épines nous guettent !!! Une autre jolie fleur, plantée quant à elle plutôt à mi-ombre, mais tolèrant le soleil, est l'impatience de Nouvelle Guinée, blanche avec ses feuilles vert foncé. Pour ces trois annuelles, les graines ont été semées il y a déjà quelques mois et bichonnées en serre dans l'attente de températures plus propices. Une attention particulière est portée lors du choix des horticulteurs locaux, de Dordogne, tout simplement pour que les graines, plantules et plantes soient déjà acclimatées aux variations de la région. Les graines, selon l'espèce, mettent quelques semaines à germer. Le climat tempéré de la Dordogne leur permet en quelques mois de rejoindre la pleine terre. Les surfinias, cléomes et impatiences trouveront leur place à côté des dalhias, non plus fleurs annuelles, mais plantes à bulbes. Annuelles, bulbeuses, rhizomes, bi-annuelles, vivaces... toutes ces fleurs font l'harmonie des Jardins d'Eyrignac.

Pouf, d'un coup de baguette magique me voici transformée en petite souris. Je vais pouvoir explorer les recoins d'Eyrignac de façon bien plus discrète. Mais que se passe-t-il à l'entrée des jardins ?
Vite, vite, je cours et observe derrière un if ce mouvement de voitures. Que de klaxons, d' applaudissements, des pétales de fleurs...mais zut je suis trop petite. Je change donc de cachette et me rapproche d'un pot blanc sur lequel je me hisse. Ouf j'y suis ! Waouh, j'en crois pas mes mirettes : elle est magnifique, toute rayonnante, vêtue d'une longue robe blanche en dentelle...

Je la vois enfin, la mariée. J'avais bien compris qu'il se préparait quelque chose en rôdant ça et là du côté de la salle de cérémonie. Tout le monde s'affairait ces jours derniers. C'était donc pour eux que le traiteur et ses équipes courraient partout, presque plus vite que moi ! Un mariage, moi j'adore! Ils arrivent...je ne bouge plus car ça ferait désordre, quoique moi aussi ma robe est blanche ! J'avais pas vraiment compris pourquoi tant de drapés, de bouquets de fleurs...Moi je m'étais plutôt amusée à monter le long de ces jolis tissus pour observer, à descendre, monter, redescendre, remonter. En même temps, j'ai plutôt intérêt car Artanban, le matou de la maison, n'est jamais très loin, on n'est pas franchement copains! Je viens de voir le marié, pas mal non plus mais c'est pas franchement mon style, un tout petit peu trop grand pour moi ! J'essaye de me diriger un peu plus près mais je dois faire attention à de nombreux obstacles : les talons bien acérés, les jeux d'enfants...J'arrive enfin plus proche du cocktail servi par le traiteur dans le Jardin Blanc. Je raffole de tout, je me lèche les babines, je suis cachée sous les tables, quelques miettes hummmm... un restant de toast truffé : c'est l'extase ! J'adore les mariages... Ils se dirigent vers la salle de réception. J'observe toujours aussi secrètement. Ils sont mignons tous les deux avec leur famille et amis, ils passent de table en table dans la salle de mariage, les enfants chantent, rient. Des photographies sont faites dans le jardin de l'Orangerie...Trop occupée à me rassasier, Artaban a failli me croquer. Je l'ai échappé belle ! Je choisis de rester dans mon trou jusqu'à la fin de la cérémonie, c'est moins dangereux, pour raconter demain aux copines que je veux moi aussi me marier à Eyrignac !

Venez faire un tour aux jardins les 3, 4 et 5 juin.

Venez découvrir ses couleurs pour la 14ème édition des Rendez-vous aux jardins.

A Eyrignac, trois couleurs sont omniprésentes ponctuées par des touches subtiles aux détours des coins et recoins . Dès mon arrivée, j'entre dans le monde végétal : le vert et sa palette de dégradés sont là pour m'accueillir. Vert pâle, vert foncé, vert anis, vert gris, vert bouteille, vert émeraude, vert bleuté, vert gazon, vert pomme, vert d'eau, vert lichen, vert mélèze, vert kaki.....Il est partout, il nous apaise, nous relaxe et nous réveille grâce à ses nombreuses nuances présentes dans l'ensemble du jardin. Les topiaires en sont un bel exemple : vert anis avec les jeunes pousses printanières des buis qui semblent si fragiles et pourtant bien présentes.

La taille des buis par les jardiniers en mai, leur redonnera leur couleur habituelle de vert bouteille. La taille s'opère aussi pour les lierres. Le vert clair de leurs jeunes pousses subit le « clic-clic » des cisailles habiles et laissent apparaître le vert foncé et panaché des feuilles plus anciennes. Je passe des pelouses vert gazon aux allées qui m'amènent jusqu'au manoir, la deuxième couleur des jardins : l'ocre. Si lumineux, si éblouissant... et tellement chaleureux ! Le calcaire s'intègre parfaitement avec les différents verts du jardin. L'unité est parfaite, à se demander qui était là en premier : le vert ou l'ocre. La troisième couleur, le blanc, symbolique de nombreux espaces dans le jardin. L'équilibre est atteint, sérénité et bien-être m'envahissent, bercée par un vent léger et par le chant mélodieux d'une mésange. Blanc si pur avec les premières roses, les impatiens, les surfinias qui rejoignent les cléomes grâce aux jardiniers, qui manient les potées avec délicatesse. Et tout d'un coup : Le rouge surgit : arches et bancs illuminent cet ensemble. Les premiers coquelicots sont là ! Explosion d'orange avec les escholtzias. Le rouge pourpre des dernières salades romaines. Le rose des œillets et lupins. Ma tête tourne à la recherche de nouvelles couleurs. ! C'est le bouquet final : des centaines de roses. Les trois couleurs sont réunies : le blanc léger de ses petites roses « Banks » si délicates, leur feuillage vert clair et son support, un mur ocre des pierres locales du Périgord noir.

Alors n'hésitez plus, venez aux Rendez-vous aux jardins, découvrir cette palette de couleurs.